Bébés né sans bras : un huitième cas identifié dans l'Ain

Un cas non recensé d\'enfant né sans main dans l\'Ain a été signalé lundi 29 octobre 2018. 
Un cas non recensé d'enfant né sans main dans l'Ain a été signalé lundi 29 octobre 2018.  (LOIC VENANCE / AFP)

Il s'agit d'un garçon né en 2012. Son cas n'avait pas été recensé, faute de dossier médical informatisé dans la maternité où il est né.

Un huitième cas d'enfant né sans main dans l'Ain a été signalé officiellement lundi 29 octobre, a révélé le Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera) à l'AFP, confirmant une information du Monde (article payant). Faute de dossier médical informatisé dans la maternité du Rhône où est né en 2012 ce garçon, son cas n'avait jusqu'à présent pas été recensé.

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"Un concours de circonstances bien fâcheux", déplore Emmanuelle Amar, la scientifique responsable du Remera, en précisant que la maman "vivait et travaillait" dans la zone du département de l'Ain où plusieurs cas ont déjà été signalés.

Des cas groupés d'enfants nés sans mains, bras ou avant-bras ont été observés dans l'Ain (7 autres naissances entre 2009 et 2014), en Loire Atlantique (3 naissances entre 2007 et 2008) et en Bretagne (4 naissances entre 2011 et 2013), à chaque fois dans un périmètre restreint.

"Il faut faire une étude avec des spécialistes"

"Cela force la conviction qu'il faut faire une étude avec des épidémiologistes spécialisés dans ce type de malformations et non par des statisticiens", ajoute Emmanuelle Amar, qui avait contesté les conclusions d'une étude de Santé publique France.

Celle-ci estimait début octobre que le nombre de cas de l'Ain n'était pas statistiquement supérieur à la moyenne nationale. A l'inverse, il y a bien eu, selon l'agence sanitaire, un excès de cas en Loire-Atlantique et en Bretagne, mais qui restent sans explication.

Interrogée mardi matin sur ce huitième cas, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a déclaré que cette information n'était "pas remontée" jusqu'à elle. "J'ai relancé une enquête avec deux agences, Santé publique France et l'Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail]. L'idée est de retourner voir tous les cas", a poursuivi la ministre.

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