Amiante : 163 agents exposés attaquent la SNCF

Locomotive en attente de désamiantage à Oullins (Rhône), le 11 octobre 2006. 
Locomotive en attente de désamiantage à Oullins (Rhône), le 11 octobre 2006.  (MAXPPP)

Ils poursuivent l'entreprise devant les prud'hommes au titre du "préjudice d'anxiété". 

Ils craignent de voir se déclarer un jour une maladie mortelle. Quelque 155 cheminots et 8 employés d'une société de nettoyage sous-traitante exposés à l'amiante durant leur carrière poursuivent la SNCF devant les prud'hommes au titre du "préjudice d'anxiété", rapporte lundi 30 septembre l'avocat de SUD-Rail Xavier Robin. "C'est le préjudice de l'épée de Damoclès", souligne-t-il. 

"Tous ces agents sont suivis médicalement pour avoir, dans les années 1970 à 2000, travaillé sur de l'amiante ou dans un milieu amianté", explique SUD-Rail, qui demande des indemnités de 10 000 euros par plaignant.

Faute d'accord lundi entre la direction et les salariés lors d'une audience de conciliation, l'affaire sera tranchée par un procès le 10 juin 2014. Le "préjudice d'anxiété" a été reconnu pour la première fois par la Cour de cassation en mai 2010 pour des travailleurs qui ont été exposés à l'amiante. Une jurisprudence intervenue avec les condamnations de deux entreprises, ZF Masson et Ahlstrom Label Pack.