Loire : onze moutons abattus illégalement pour l'Aïd el-Kébir

Un mouton, dans un élevage de l\'Eure (illustration).
Un mouton, dans un élevage de l'Eure (illustration). (JOEL SAGET / AFP)

Les moutons appartenaient à un élevage de Bessay, près de Saint-Etienne (Loire). L'éleveur dispose d'autorisation pour ses activités d'élevage ovin mais pas pour l'abattage. Une enquête est ouverte par la gendarmerie.

Dans un élevage d'une trentaine de moutons à Bessey, à l'est de Saint-Etienne, onze ont été abattus illégalement dimanche 11 août, premier jour de l'Aïd el-Kébir, rapporte dimanche France Bleu Saint-Étienne Loire, au premier jour de la fête musulmane de l'Aïd el-Kébir, la "fête du sacrifice". Une enquête est ouverte par la gendarmerie.

Les clients et l'éleveur ont reçu un procès-verbal et sont tous convoqués à la gendarmerie. L'éleveur dispose d'autorisation pour ses activités d'élevage ovin mais pas pour l'abattage. "Cela ne doit plus arriver. Les bêtes auraient dû être emmenées à l'abattoir", martèle le maire Charles Zioulliox. La préfecture de la Loire avait communiqué le 30 juillet dernier les réglementations de cette tradition et notamment cité les filières autorisées.

"C'est dangereux"

"Sur ces abattages illégaux, il n'y a aucun contrôle, aucune hygiène, c'est dangereux", rappelle le président du Conseil Régional du culte musulman Rhône-Alpes, Benlaissa Chana, qui insiste sur la nécessité de se procurer le bétail en filière régulière notamment pour des questions d'hygiènes.

"Pour certaines familles, ce n'est pas possible de s'offrir une bête à 300 euros, c'est cher, tente d'expliquer Benlaissa Chana. Et puis dans la religion musulmane, il est conseillé que la personne tue elle-même son mouton, mais seulement si cela est possible. Or dans les abattoirs agréés, ce n'est pas possible".

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