Trop d'eau dans les foies gras, selon une enquête de la Répression des fraudes

Une enquête de la DGCCRF révèle un non-respect de la quantité maximale d’eau ajoutée dans les foies gras (photo d\'illustration).
Une enquête de la DGCCRF révèle un non-respect de la quantité maximale d’eau ajoutée dans les foies gras (photo d'illustration). (LOIC VENANCE / AFP)

La DGCCRF a contrôlé près de 70 établissements et constaté des faits de tromperie à l’égard du consommateur et des manquements aux règles d’étiquetage dans près d'un tiers d'entre eux.

Une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), menée en 2018 et révélée seulement en décembre 2019, démontre que plusieurs blocs de foie gras ont été gonflés à l'eau. Près de soixante-dix établissements ont été contrôlés (aussi bien des exploitations agricoles que des supérettes ou des établissements industriels) et 31% d'entre eux présentaient au moins une anomalie.

9 produits sur 21 contrôlés contenaient trop d'eau

La DGCCRF indique que sur 21 blocs de foie gras de canard ou d'oie prélevés, neuf contenaient une quantité d’eau supérieure à la limite autorisée de 10%. Par ailleurs, l'enquête indique que trop de racines de plume (sicots) ont été retrouvées dans certains plats à base de confit de canard.

Enfin, cinq des six produits labélisés Indication géographique protégée (IGP) analysés se sont révélés non conformes pour des problèmes de composition (excès de sicots pour les confits et excès d’eau pour les blocs de foie gras).

4 dossiers transmis à la justice

Les enquêteurs de la DGCCRF ont donc rédigé 12 avertissements, six injonctions et quatre dossiers contentieux pénaux qui ont été transmis aux parquets pour, notamment, pratiques commerciales trompeuses, tromperies sur l’origine fermière ou sur l’espèce. Les analyses de recherche des espèces réalisées sur des prélèvements de blocs de foie gras d’oie, de foies gras d’oie entiers et de produits de charcuterie contenant du foie gras d’oie ont en effet révélé un taux d’anomalies de 15 % (l’un des prélèvements contenait moins de 1 % d’ADN d’oie).

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