Pourquoi les industriels rechignent à indiquer l'origine des produits transformés ?

FRANCE 2

Les agriculteurs demandent à ce que l'origine des produits soit indiquée sur les plats préparés comme c'est déjà le cas sur la viande fraîche. Le décryptage de Jean-Paul Chapel.

La crise agricole perdure toujours ce lundi 8 février. Parmi leurs revendications, les éleveurs souhaitent que le pays d'origine de la viande des plats préparés soit indiqué sur une étiquette.

Cette mesure est déjà obligatoire pour la viande fraîche et les effets sont là. "Plus de 90% de cette viande est d'origine française", indique Jean-Paul Chapel. Pour les produits transformés, certaines marques font aussi l'effort : Marie et Findus le font sur tous leurs produits. Herta et Panzani le font pour 50%, tandis que William Saurin (14%) et Père Dodu (0%) sont parmi les mauvais élèves.

Un surcoût de 7 centimes

"Les industriels prétextent un surcoût. En réalité, il ne serait que de 0,7%, c'est-à-dire 7 centimes sur un plat de 10 euros ! La vérité, c'est que les industriels ne veulent pas être contraints d'acheter de la viande française alors qu'ils achètent au jour le jour la viande la moins chère, qu'elle vienne d'Espagne, d'Allemagne ou d'ailleurs", explique le journaliste de France 2.

Aujourd'hui, huit Français sur dix se disent prêts à payer davantage pour un produit 100% bleu-blanc-rouge. "En pratique, les professionnels estiment que seulement 4 clients sur 10 passent à l'acte et dépensent plus", conclut Jean-Paul Chapel.

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