Affaire Lactalis : Stéphane Travert veut imposer aux industriels "des autocontrôles sur l'environnement du produit"

Fin 2017, 36 nourrissons ont été atteints de salmonellose après avoir consommé du lait produit dans l\'usine de Craon, en Mayenne.
Fin 2017, 36 nourrissons ont été atteints de salmonellose après avoir consommé du lait produit dans l'usine de Craon, en Mayenne. (EDDY LEMAISTRE / EPA)

Alors que la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Lactalis rend son rapport aujourd'hui, le ministre de l'Agriculture propose que les autocontrôles réalisés sur le produit puissent aussi se faire sur son environnement.

"C'est à l'industriel d'apporter la preuve que le produit qu'il met sur le marché ne pose aucun problème sanitaire pour les consommateurs", a souligné mercredi 18 juillet sur franceinfo le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, alors que la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Lactalis rend son rapport aujourd'hui.

"C'est un rapport qui va au bout des choses et qui met bien en évidence le rôle et les responsabilités de chacun", a salué le ministre. Le texte, dont franceinfo a eu connaissance, pointe la responsabilité directe de Lactalis et propose notamment de renforcer les contrôles et de mettre en place une police alimentaire.

Élargir les autocontrôles

Pour Stéphane Travert, les autocontrôles, réalisés par les industriels, doivent être "élargis" : "Ce que nous avons décidé de faire, car nous avons pris les devants, c'est de faire en sorte que, désormais, les autocontrôles qui tenaient sur le produit puissent aussi se faire sur l'environnement du produit."

"La salmonelle trouvée dans l'usine de Craon [l'usine de Lactalis en Mayenne] se trouvait sur un balai, donc nous avons besoin d'élargir le champ d'investigations", a ajouté le ministre de l'Agriculture, qui a également plaidé pour une meilleure "coordination" des "actions" de la DGCCRF (Répression des fraudes), qui dépend du ministère de l'Economie, et de la DGAL (Direction générale de l'alimentation), qui dépend du ministère de l'Agriculture. "Nous avons besoin de clarifier un certain nombre de choses", a-t-il reconnu.

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