Dans la Manche, les parcs à huîtres recherchent des bras avant les fêtes

Sale temps pour les ostréiculteurs. Dans la Manche, premier bassin conchylicole français, les parcs à huîtres peinent à trouver de la main d'oeuvre. Une situation qui inquiète les producteurs à l'approche des fêtes de fin d'année.

Les ostréiculteurs de la Manche ne cachent pas leur inquiétude. Ils n'ont jamais connu autant de difficultés pour recruter du personnel. Alors que les fêtes de fin d'année approchent à grand pas, la filière ostréicole normande recherche près de 200 travailleurs saisonniers, essentiellement pour le conditionnement. "Toutes les entreprises qui expédient ont besoin d'un fort effectif de saisonniers supplémentaire pour pouvoir répondre aux commandes qui vont être sur des périodes très denses " explique Michaël Delisle, ostréiculteur à Blainville-sur-Mer.

La profession souffre d'une mauvaise image

Une main-d'œuvre absolument indispensable lorsque l'activité s'intensifie. Certains ostréiculteurs réalisent 60 % de leur production annuelle durant la période de Noël. Mais les candidats ne se bousculent pas. Même si aucune qualification particulière n'est demandée. En cause, le salaire peu attractif (en moyenne 1200 euros net par mois) et les conditions de travail. Pour certains, le métier est encore trop physique. "En ostréiculture, on travaille en horaires parfois décalés avec les marées, on travaille dans des conditions, pour certains publics, qui peuvent paraître difficiles ", souligne Jean-Marc Jacquette, président du Comité régional de la conchyliculture.

De la main-d’œuvre polonaise en renfort 

Face à cette pénurie de candidatsde plus en plus d'ostréiculteurs font désormais appel à des travailleurs venu d'Europe de l'est. Embauchés en CDD, dans les mêmes conditions que les Français, ces saisonniers qui viennent pour beaucoup de Pologne, trouvent les salaires beaucoup plus attractifs que dans leur pays d'origine.

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