Après la rumeur sur l'eau contaminée au tritium, une enquête ouverte pour "diffusion d'informations fausses"

La centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) le 8 octobre 2018.
La centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) le 8 octobre 2018. (DANIELE SCHNEIDER / PHOTONONSTOP / AFP)

Les autorités ont écarté toute dangerosité ces derniers jours et la préfecture d'Ile-de-France a démenti tout "risque pour la santé publique".

Des investigations pour comprendre. Après la circulation d'une rumeur évoquant une contamination de l'eau au tritium en région parisienne, notamment après la diffusion d'un communiqué d'une association, le parquet de Paris a ouvert, lundi 22 juillet, une enquête pour "publication, diffusion ou reproduction d'informations fausses de nature à troubler la paix publique", selon les informations de l'AFP et de LCI

Cette rumeur est notamment partie d'un message vocal diffusé sur des applications comme WhatsApp. Une femme disant être infirmière dans un hôpital parisien y affirmait qu'il ne fallait pas boire l'eau du robinet en raison de la présence d'une substance radioactive dans cette eau. Les autorités ont écarté toute dangerosité ces derniers jours et la préfecture d'Ile-de-France a démenti tout "risque pour la santé publique".

Des taux très inférieurs au seuil maximal

Comme l'explique franceinfo, du tritium est bien présent dans l'eau du robinet, en particulier le long de la Loire et en Ile-de-France, mais les taux mesurés sont très loin du seuil maximal fixé par les autorités. Et lui-même est très inférieur au seuil sanitaire établi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans le détail, la moyenne de ces relevés est de 9 becquerels par litre, "largement en-deçà" du seuil réglementaire européen de 100 Bq/l. Le seuil de référence de l'OMS est lui de 10 000 Bq/l. Le Service public de l'eau d'Ile-de-France (Sedif), qui comptabilise 180 mesures de radioactivité depuis 2010, a également soutenu que l'eau du robinet pouvait être consommée sans risque.

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