Scandale de l'amiante : l'association de victimes Andeva va faire appel du non-lieu des juges dans le dossier Eternit

Le logo du groupe industriel Eternit.
Le logo du groupe industriel Eternit. (BENOIT DOPPAGNE / BELGA MAG)

Les juges ont estimé qu'il est impossible de déterminer la date à laquelle chaque plaignant a été intoxiqué.

Après la décision de non-lieu dans le dossier Eternit, maître Jean-Paul Teissonnière, avocat de l'Andeva (Association nationale de défense des victimes de l'amiante) a indiqué lundi 15 juillet à franceinfo qu'il va faire appel.

20 ans d'enquête

Après plus de 20 ans d'enquête, des juges d'instructions ont rendu une ordonnance de non-lieu pour les responsables d'Eternit, groupe spécialisé dans l'amiante et l'un des premiers à avoir été visé par une plainte contre ce matériau cancérigène. Les juges ont estimé qu'il était "impossible de dater l'intoxication des plaignants".

Maître Jean-Paul Teissonnière, qui défend des victimes des sites Eternit à Vitry-le-Charollais (Saône-et-Loire), à Thiant (Nord) et Albi (Tarn), annonce donc son intention de faire appel de la décision des juges.

15 responsables pointés du doigt

Dans ce dossier, cinq anciens directeurs de site ou dirigeants de la société, ainsi que la personne morale Eternit avaient été mis en examen pour homicides et blessures involontaires, tandis que six membres du groupe et quatre anciens inspecteurs du travail avaient été placés sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Vous êtes à nouveau en ligne