Dépakine : une victime reçoit une indemnisation d’1,3 million d’euros

Dépakine : une victime reçoit une indemnisation d’1,3 million d’euros
Dépakine : une victime reçoit une indemnisation d’1,3 million d’euros

Un jeune homme de 20 ans souffrant de malformations et de troubles autistiques, à cause de la Dépakine que sa mère a pris pendant la grossesse, est l’une des premières victimes à être indemnisée.

Une des premières indemnisations pour une victime de l’antiépileptique Dépakine®. Le 21 mai 2019, Le Parisien révèle qu’un jeune homme de 20 ans dont la mère a pris du valproate de sodium pendant la grossesse a obtenu une indemnisation. D’un montant de 1.326.721 euros, cette compensation provient du fonds d'indemnisation des victimes de la Dépakine®.
Le valproate de sodium, le principe actif de la Dépakine® et ses dérivés, est responsable depuis 1967 de malformations chez 2.150 à 4.100 enfants, et de troubles neurodéveloppementaux chez 16.600 à 30.400 enfants, selon des estimations de l'assurance maladie et de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

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"Personne ne m’avait dit que la Dépakine® était risquée"

C’est la reconnaissance des troubles du jeune homme liés au médicament antiépileptique qui a permis le versement de l’indemnisation : malformation cardiaque, autisme et dépendance. "Bien sûr, c’est une belle somme d’argent. Un soulagement pécuniaire. Mais ça n’enlèvera pas son handicap. L’autisme, on n’en guérit jamais. Personne ne m’avait dit que la Dépakine® était risquée" confie la mère du jeune homme au Parisien. "Au moins, quand je ne serai plus là, son futur sera assuré." ajoute-t-elle.

Si la somme obtenue a soulagé la victime et sa famille, notamment car elle leur évitera une longue bataille judiciaire, la mère du jeune homme regrette toutefois que le fonds n'ait pas retenu le terme d'"autisme" mais celui de "trouble du déficit de l'attention". Cette qualification est utilisée, selon certains patients, pour tenter de minimiser certains versements.

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1.655 dossiers en cours d’évaluation

En outre, Marine Martin, présidente de l'association d’aide aux victimes Apesac (Association d'Aide aux Parents d'Enfants souffrant du Syndrome de l'Anti-Convulsivant) interrogée par le Parisien, a prévenu que cette indemnisation élevée masquait des décisions beaucoup moins favorables dans la plupart des dossiers. "Les premières indemnisations sont faibles, partielles, elles peuvent être de zéro, trente ou cent mille. C'est la roulette russe", a-t-elle estimé.

Actuellement, 1.655 dossiers sont en cours d’évaluation par des experts de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam). Le laboratoire fabricant Sanofi avait refusé en début d'année de contribuer à ce dispositif.

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