Présidentielle américaine : et si Donald Trump refusait le résultat du scrutin en cas de défaite ?

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Interrogé par un journaliste sur le sujet, le président américain n'a pas clairement répondu.

Il reste désormais moins de 40 jours avant l'élection présidentielle aux États-Unis, le 3 novembre. Et une question brûlante s'est invitée dans le débat outre-Atlantique : et si Donald Trump, en cas de défaite, refusait le résultat du scrutin ? Pour la deuxième fois, mercredi 23 septembre, le président américain a sous-entendu qu'il pourrait ne pas reconnaître un résultat qui lui serait défavorable. Il l’avait déjà dit cet été et l’a répété pendant une conférence de presse à la Maison Blanche. "Pouvez-vous vous engager à une transition pacifique du pouvoir après l'élection ?", lui a demandé le journaliste Brian Karem. "On verra bien", a répondu Donald Trump, rappelant tout le mal qu’il pense du vote par correspondance

Le camp des Républicains obligé de rassurer

Cette déclaration a provoqué un tollé général, la démocrate Nancy Pelosi comparant Donald Trump à un dictateur nord-coréen. Jeudi soir, le patron de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell a dû calmer le jeu en disant que même si le résultat était serré, le vainqueur du 3 novembre serait bien investi le 20 janvier à Washington. 

Mais que se passerait-il si, le 3 novembre au soir ou le 4 novembre au matin, Donald Trump ne reconnaît pas le résultat de l’élection ? Il y a évidemment plusieurs scénarios possibles. Le premier : Donald Trump devance légèrement son adversaire démocrate Joe Biden dans quelques États-clés et clame victoire très vite, pour ne pas que les millions de bulletins de correspondance, qui peut-être n’auront pas été traités à temps, soient pris en compte.

De longs mois de procédure si Donald Trump conteste les résultats

Autre possibilité : Donald Trump est derrière, et refuse de reconnaître sa défaite, dénonçant une fraude liée au vote par correspondance. Commencerait alors une situation compliquée, qui pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême... On comprend mieux l’empressement de Donald Trump à nommer une nouvelle juge conservatrice après la mort de Ruth Bader Ginsburg. Si la Cour suprême ne suffisait pas, cela monterait ensuite au Congrès.

Malgré tout, il reste une certitude : le 20 janvier 2021 à midi, le mandat de Donald Trump sera terminé. Si d’ici là, il n’y avait pas de vainqueur désigné, ce serait Nancy Pelosi, la patronne démocrate de la Chambre des représentants, troisième personnage de l’État, qui serait en charge. Un scénario hautement improbable, qui aux yeux de Donald Trump ressemble sans doute à un cauchemar absolu.

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