PODCAST. La Maison-Blanche, foyer de contamination

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Alors que la campagne électorale bat son plein, une trentaine de cas de coronavirus ont été recensés au cœur du pouvoir des États-Unis.

Samedi marquera le dixième jour depuis que le milliardaire républicain a été testé positif, et "sur la base de la trajectoire des diagnostics avancés que l'équipe mène, je m'attends à ce que le président puisse reprendre ses activités publiques à ce moment-là sans risque", a affirmé le médecin de la Maison Blanche Sean Conley, sans indiquer s'il avait été testé négatif.

Mené dans les sondages par son rival démocrate Joe Biden à 26 jours de la présidentielle, le tribun veut reprendre sa campagne, brusquement interrompue par la maladie, le 2 octobre.

La crise au coeur de la Maison-Blanche

Hospitalisé vendredi soir, il était rentré trois jours plus tard, dans une mise une scène théâtrale, à la Maison Blanche.

Après plusieurs vidéos débridées postées sur son compte Twitter, Donald Trump avait donné jeudi matin son premier entretien depuis ce diagnostic.

Une interview décousue de plus d'une heure sur Fox Business, dans laquelle il avait, pèle-mêle, qualifié de "monstre" la démocrate Kamala Harris --première colistière noire qui pourrait devenir la première femme vice-présidente des Etats-Unis-- de "déficient intellectuellement" Joe Biden, mais aussi, de manière très inhabituelle, pris à partie deux de ses ministres les plus loyaux, Mike Pompeo et Bill Barr.

Quant au coronavirus, qui a fait plus de 210.000 morts aux Etats-Unis, le président, âgé de 74 ans et cliniquement obèse, avait réaffirmé qu'il se sentait en grande forme.

Des questions brûlantes pour la suite de la campagne

Quelles conséquences politiques cet épisode inédit (un candidat à sa réélection malade et subitement guéri) peut-il avoir ? Qu'en pensent les électeurs de Washington mais aussi du Kentucky ou de l'Ohio ? Joe Biden et Donald Trump débattront-ils ensemble le 15 octobre prochain à Miami ? Nos cinq correspondants font le point, à moins d'un mois de cette présidentielle décidément pas comme les autres.

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