Le Béarn, entre sel et terre

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Cap sur les Pyrénées-Atlantiques à 84 km de Pau, à la découverte de Salies-de-Béarn.

 Bienvenue dans le cœur historique de Salies-de-Béarn, sur la Place du Bayaa, qui veut dire "étendue d’eau".

Imaginez une cité en forme de coquille d’escargot . Et au centre d’un dédale de vieilles ruelles et de maisons en pierre, une jolie place fleurie. Imaginez encore qu’autrefois, cette place était un grand bassin à ciel ouvert où coulait une fontaine d’eau salée. C’est ici que les habitants, les salisiens venaient chercher leur ration de sel. Car à Salies-de-Béarn on exploite toujours le sel blanc.

 

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"C’est une exploitation du sel très ancienne, quinze siècles avant JC et là nous sommes au cœur de Salies de Béarn où toute l’histoire a commencé", explique la guide Dany Marzalek. Ce sel est naturellement présent en profondeur dans des sources salées protégées par les montagnes des Pyrénées. Ces sources produisent une eau dix fois plus salée que l’eau de mer.

A Salies, l’habitat est très resserré, très concentré autour de la place du Bayaa, tout simplement parce qu’il fallait habiter au plus près de la source quitte à s’entasser. Voilà pourquoi les venelles qu’on appelle en béarnais des galères convergent toutes vers ce lieu.

"Et aujourd’hui, il faut descendre sous terre pour voir cette source, dans une crypte".

A l’intérieur de la crypte près des piliers de pierre, on découvre cette fameuse source utilisée au moyen âge pour exploiter le sel. Selon la légende, cette source salée aurait été découverte au cours d’une chasse au sanglier. Blessé par les chasseurs, on retrouva l’animal couvert de cristaux de sel produits par l’évaporation de l’eau d’un marais.

 

(© tourisme-bearn-gaves.com)

Il y a quatre siècles , à Salies de Béarn on créa la corporation des parts-prenant pour règlementer le puisage de l’eau salée dont certains salisiens sont toujours propriétaires.

Aujourd’hui, la corporation des parts-prenants existe toujours, elle compte environ 560 salisiens. A ce titre, les hommes touchent en moyenne 40 euros par an, moitié moins pour les femmes.

A vingt minutes à pied de là, nous visitons la saline où l’on exploite le sel. Le sel de Salies est obtenu par simple évaporation des eaux souterraines et on le pêche à l’aide d’une immense poêle. Impressionnant.

"La petite Venise béarnaise", c’est ainsi que l’on surnomme Salies.

La commune doit aussi son charme à ses ruisseaux qui la traversent, en longeant l’un de ses cours d’eaux, on s’arrête devant une maison avec un ancien four à pain. Ici le temps a stoppé sa course folle.

Dans le vieux bourg de Salies, à sa fenêtre, au rez-de-chaussée nous croisons André. Il fait partie des 5000 habitants de Salies-de-Béarn. Et ne dites surtout pas à cet ébéniste à la retraite qu’il habite dans un village… "Ce n’est pas un village c’est une petite ville très agréable à vivre!"

 

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Encore plus salée que la mer morte, l’eau de Salies soigne.

Nous voici aux Thermes de Salies. Depuis un siècle et demi, on vient ici en cure pour des soins en rhumatologie et gynécologie, SPA thermal, l’établissement est aussi réputé pour ses cures pour lutter contre la stérilité féminine. "Nous tournons autour de 90% de réussite", précise Chantal Manescau, directrice des thermes de Salies-de-Béarn.

Et de conclure: "Cette eau a des vertus miraculeuses!"

Une chose est sûre, à Salies-de-Béarn tous les chemins mènent au sel…

**EN PRATIQUE

Office de tourisme

www.villahortebise.com 

www.thermes­de­salies.com  

www.sel-salies-de-bearn.fr **

 

(© salies-de-béarn.fr)

 

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