Laponie suédoise

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Copié dans le presse-papier !

Avec Benjamin BAYE, webmaster.

Jour 1 : vendredi 29 juillet 2011
Distance parcourue : 13km
Elévation : +573m
Heure de départ : 16h00
Heure d'arrivée : 22h00
Durée de l'étape : 6h
Difficulté de l'étape : intermédiaire
Hébergement : tente
Points de passage : Abisko, Lapporten, Čuonjájávri

"Le train me dépose à Abisko vers les 15h. J’aurais bien aimé arriver plus tôt, mais c’était le seul train depuis Kiruna de l’après midi. Le temps de faire mes dernières courses au seul supermarché du village (viande de renne séchée et Red Bull) et après avoir pris un bon gouter, je peux enfin attaquer la piste vers les 16h.
Tout de suite le poids du sac commence à se faire sentir, je suis un peu rouillé et le bateau n’arrange pas les choses… J’ai les épaules sciées.
Malheureusement, comme l’année dernière, je me perds dans le dédale de petits chemins de la forêt autour d’Abisko. Même si le GPS m’indique la bonne direction et que la Lapporten est bien visible, couper par la forêt s’avèrerait trop difficile.

Soudain, à l’occasion d’une pause, je fais ma première rencontre avec les moustiques… Une véritable attaque ! J’ouvre alors mon sac le plus vite possible pour me badigeonner d’anti-moustique, et heureusement, celui-ci s’avère très efficace. Cependant la moindre pause devient la source d’une attaque massive, et je ne peux donc pas me reposer très longtemps.

Enfin je finis par trouver la piste qui me dirige tout droit vers la Lapporten, cette balade en forêt m’aura fait perdre une heure.
Maintenant un autre problème se fait jour : en partant, je n’ai rempli que ma gourde d’un litre et négligé le camelbak. Je pensais que le Red Bull et la gourde suffiraient jusqu’au prochain point d’eau, ce n’est pas le cas… Il me reste alors peut-être 500ml, et la prochaine rivière se trouve à 6km dans la montagne… tenu par la soif, j’accélère donc vers la Lapporten en économisant mon eau.

Sur le chemin je croise quelques groupes de randonneurs que je salue, je me souviens que l’année dernière il n’y avait personne.
Finalement je parviens à atteindre la rivière (Miellejohka). Quel bonheur de pouvoir me désaltérer dans cette eau fraiche directement descendu des glaciers ! Après avoir réellement souffert quelques heures de la soif, je me rends compte à quel point il doit être horrible d’en mourir… Dorénavant, je prendrai de l’eau chaque fois qu’il est possible d’en prendre (ce que je savais déjà, mais la je ne devrais plus oublier) !

Vers 21h le ciel commence à devenir orange rouge. C’est magnifique. Mon ombre s’étire sur plusieurs mètres vers la Lapporten et j’aperçois le lac. Je ne suis plus très loin du plateau. Soudain, une brume compacte descend le flan est de la montagne et je repense à l’année dernière ou j’avais été bloqué une nuit entière au même endroit par une tempête de neige. Je m’active donc en avant pour trouver un emplacement pour la tente, au cas où.

Je trouve un excellent endroit, je m’y installe donc (pas très éloigné de l’emplacement de l’année dernière). Après une bonne « douche » (lingettes..) et une bonne « lessive » (vêtements rincés dans le lac…) je peux enfin profiter d’un « bon » repas déshydraté.
Finalement la brume est passée et je peux profiter d’un magnifique soleil de minuit avant de me coucher !

Dans la nuit je suis réveillé par des bruits étranges. Je pense d’abord à des trappeurs mabouls qui voudraient me détrousser ! Mais je suis rassuré et émerveillé quand je vois à travers la moustiquaire un bébé renne en train de brouter à 1 mètre de la tente. En fait je suis entouré par un troupeau, j’essaye de prendre des photos. Plusieurs troupeaux passeront dans la « nuit », avec un succès mitigé pour les photos (c’est beau mais j’ai le sommeil très lourd…)."

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