Cahier de vacances. La valise à roulettes

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Tous les jours Fabien Randrianarisoa raconte un objet qui symbolise l'été. Aujourd'hui, la valise à roulettes. Cette invention française fête cette année ses 47 ans.

Entassées dans le coffre du monospace, bringuebalées de bus en navettes, plus de 48 millions de valises par an voient enfin la lumière du jour à l'aéroport de Roissy au nord de Paris, la plus grande farandole de valises de France.

Pas le temps de traîner, une poignée télescopique, deux roues en gomme, quatre pour les chanceux, de quoi traverser le hall des départs en un temps record. Dans le hall, deux écoles s'affrontent : "Je prépare déjà un petit peu à l'avance des habits, deux ou trois jours avant", explique ce voyageur. "Je la fais une heure avant de partir. Je me suis levé plus tôt, sinon j'ai peur d'oublier des choses et j'oublie toujours des choses", déclare cet autre voyageur.

À l'intérieur, des trésors d'inventivité, tee-shirts roulés ou chaussettes dans les chaussures. À chacun son secret pour entasser le plus de choses : "Par exemple, s'il y a des tee-shirts, il faut qu'ils soient au même niveau à droite et à gauche. Si j'ai mis des chaussures, forcément, je vais mettre quelque chose pour compenser pour qu'on soit au même niveau", conclut ce voyageur prêt à embarquer.

De la malle à la valise : une évolution selon les transports utilisés

Mais voyager n'a pas toujours été aussi simple. Revenons un peu aux origines de la valise vers 1850, avec Marie Rolland, fondatrice du musée du bagage à Haguenau en Alsace. "Quand vous partez, vous faites un Paris-Bordeaux en 18 jours donc vous emmenez toute la salle de bain, la cuisine, le dressing, tout ce que vous voulez avoir pendant des mois. Pour une famille, ce sera avec 50 malles. En fait c'est ça le voyage à l'époque", raconte Marie Rolland.

Pas de valise ultralight aux quatre petites roulettes; mais des malles bombées en peuplier. "Donc si on la positionnait par exemple sur une diligence, l'eau, la pluie pouvait tomber et les effets à l'intérieur n'étaient pas mouillés, ajoute Marie Rolland. On évolue ensuite avec l'avènement du train. Et donc là on va être obligé de positionner les malles les unes sur les autres. Et le fait de les positionner dessus, ça va être tout simplement des malles plates pour permettre de pouvoir en avoir plus."

Arrivent ensuite les bagages du voyage en avion, aux dimensions strictes et au poids contrôlé. Ceux que l'on ne revoit parfois jamais au détour d'une escale, façon Jean-Claude Dusse dans les Bronzés.

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