Vous en parlerez aujourd'hui. Suppression de l'ENA, les autres grandes écoles tremblent

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Tous les jours, Jean-Mathieu Pernin repère une info à partager, à la machine à café ou sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, L'ENA pourrait être supprimée. D'autres grandes écoles craignent pour leur avenir.

Pendant sa campagne, Emmanuel Macron refusait de critiquer l'ENA. Aujourd'hui, il souhaiterait sa suppression. Depuis, l'angoisse monte dans les autres grandes écoles qui craignent de faire les frais de l'ambiance anti-élites.

Polytechnique, Ecole des Mines, HEC, Ecole normale supérieure, voilà les desperados dont la tête est mise à prix pour avoir fourni des élites. Désormais quand un enfant est diplômé de l’ENA, les parents appellent un prêtre, achète des balles en argent, prennent des douches d’eau bénite en se disant "on va s’en sortir".  Si les grandes écoles craignent les fourches caudines, c’est tout simplement qu’elles souffrent du même manque de diversité sociale que l’ENA. Un entre-soi qui prévaut pour l’école strasbourgeoise mais qui transpire également rue d’Ulm à l’Ecole normale supérieure. Entre 2008 et 2009 on pouvait compter 10% d’enfants d’ouvriers contre 66% de cadres. Même chose à l’école Polytechnique. Récemment un ancien élève démontrait le peu d’enfants d’ouvriers diplômés mais que tout se jouait à la prépa puisque qu'en 2013 la moitié des élèves admis à la prestigieuse école d’ingénieur venaient de deux prépas seulement (Louis-le-Grand à Paris et Sainte-Geneviève à Versailles). Il pourrait il y avoir comme une consanguinité intellectuelle, toute légère.

La plupart de ces grandes écoles ont déjà mis en place des groupes de réflexion depuis longtemps avec des conclusions assez innovantes : il faut ouvrir d’avantage. Oui, il fallait un groupe de réflexion sur le sujet. Mais Science Po et son ouverture aux quartiers est cité en exemple comme un plus simple accès aux examens qu’un spectre plus large puisse le passer et profiter de l’accélérateur de carrière qui suit les meilleurs élèves.

Supprimer les grandes écoles, un grand classique de la politique

C’est simple, on ferme les portes et ceux qui nous dirigent ne seront plus coupés des préoccupations du quotidien. Ce n’est pas forcément vrai puisque le système de l’entre-soi concerne toute la société et pas seulement les élites. Après, il est vrai que ces écoles ne sont pas toujours défendues par leurs anciens élèves. Il y a comme un virus baptisé l’ENA, une maladie virulente qui frappe beaucoup d’anciens élèves. Une fois que vous êtes diplômés, vous voulez la suppression de cette école. On le voit avec Emmanuel Macron ou Bruno Lemaire diplômés qui ne veulent plus en entendre parler. Il doit se passer des choses terribles entres les murs de l’ENA. Ce sont toujours les gens qui ont eu la meilleure éducation qui s’en plaignent : "Jai fait Stanislas, lycée Henri IV, prépa Science Po et Langues o puis Polytechnique, je te dis, tu as de la chance d’avoir arrêté en primaire."  

Bientôt des "gilets jaunes" à HEC ? Voilà une question pour les futurs concours d’entrée.

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