Vous en parlerez aujourd'hui. Rupture actée entre les "gilets jaunes" Priscillia Ludosky et Eric Drouet

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Tous les jours de la semaine, Jean-Mathieu Pernin repère une info à partager à la machine à café ou sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, deux figures des "gilets jaunes" s'écharpent sur les réseaux sociaux.

Priscillia Ludosky, l’une des personnes à l’origine de la contestation contre les taxes sur les carburants a acté son divorce politique avec le médiatique "gilet jaune" Eric Drouet, sur sa page Facebook, lundi 14 janvier.

La chose qui a mis le feu aux poudres ? Des points d’exclamation. Parfois dans les séparations, ce sont les détails qui font le plus de mal. On est prêt à faire davantage de drames pour savoir qui va garder un presse-agrumes que de savoir qui va garder les enfants. Priscillia Ludosky est membre d’un collectif sur Facebook baptisé "La France en colère", Eric Drouet a également un collectif, depuis le début du mouvement, baptisé "La France en colère !!!"
Selon Ludosky, Drouet s’active  depuis plusieurs semaines afin que ce collectif change de nom, dans son communiqué elle parle même de "pression". 
On comprend mieux grâce à une vidéo que le "gilet jaune" qui se fait arrêter plus vite que son ombre a publiée hier sur Facebook

Avec ou sans point d'exclamation

Eric Drouet explique que le collectif "France en colère" a appelé à manifester samedi dernier à Bourges sans déclaration en préfecture. Or, Drouet passe devant le juge le 15 février pour répondre de manifestation non déclarée début janvier place de la Concorde. Il craint que lui soit reprochés des actes de dégradations perpétrés dans la capitale du Berry, à cause d’une confusion de nom. Mais la dissension ne date pas d’hier.

Pourtant, tout avait bien commencé : Priscillia lance sa pétition, Eric suit, les deux se retrouve leaders d’un mouvement dans lequel de nombreux Français se retrouvent et puis le 27 novembre, les deux sont ensemble devant les caméras à discuter avec François de Rugy. Cet épisode et cet interlocuteur seront l’une des énigmes de cette mobilisation. Et s’enchaînent les samedis, on manifeste en trinquant à coups de cocktails Molotov. Et puis vient l’hiver. Priscillia ne comprend plus Eric. Avec le troisième compagnon, Maxime Nicolle, alias "Fly rider", il voudrait diversifier le mouvement, diversifier les actions, elle parle des taxes, Eric préfère le Référendum d’initiative citoyenne. Samedi dernier, Eric reste à Paris, Priscillia et Maxime à Bourges, les ronds-points ne sont que tristesse, il pleut sur le sens giratoire de nos passions. Ils assurent qu’ils resteront unis sur le terrain mais à la fin de son post Facebook, Priscillia Ludosky explique : "Je compte, quand tout sera terminé, expliquer tout ce qu'il, Eric Drouet, a pu faire pour nuire au mouvement". Quand tout sera terminé ? Une expression qui prête à interprétation, un divorce à suivre...

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