Vous en parlerez aujourd'hui. Du boeuf dans le yaourt, enfin un repas complet !

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Tous les jours, Jean-Mathieu Pernin repère une info à partager à la machine à café ou sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, la présence de produits d'origine animale là où on ne s'y attend pas.

12 produits sont particulièrement ciblés par Foodwatch , 12 produits de consommation courante qui contiennent des produits d’origine animale non signalés ou signalés sous un terme technique.
Par exemple, le yaourt Panier Yoplait 0% : il est indiqué qu’il contient de la gélatine sans préciser qu’il s’agit de gélatine de bœuf. C’est ce qu’on appelle un repas complet, viande et laitage, c’est sympa, pratique, rapide, merci Yoplait.
Quand le Yoplait 0% a atteint sa date de péremption, il meugle.

On va monter un cran, puisque Foodwatch dénonce aussi un problème d’information sur les étiquettes d’Orangina rouge, du rouge obtenu à partir d’un colorant animal, le E120…Et qui n’aime pas le E120 ? Quand il court dans les plaines du Serengeti, à la fois puissant, fragile et fier. Adorable boule de poils qui console les jours de chagrin, compagnon idéal... Bon en fait le E120, c’est un additif issu de la cochenille, un insecte. Ou alors le comté U bio de système U qui contient de la présure. Tiens c’est quoi la présure ? D’après Foodwatch il s’agit d’une enzyme provenant de l’estomac de veaux avant sevrage. Ça c’est original. Il faut d’ailleurs saluer cette personne dans l’agroalimentaire qui s’est dit : "Une enzyme niché dans l’estomac de veaux avant sevrage, ça irait bien avec du comté."  Moi j’aurais plutôt pensé à de la confiture de coings, mais je suis un peu classique.

Des étiquettes illisibles

Une nouvelle fois des ONG comme Foodwatch dénoncent un manque d’information criant sur les étiquettes. Personne ne les lit. Les étiquettes sur les produits, c’est comme les programmes politiques. Souvenez-vous "le nouveau monde" : on ne savait pas, en l’achetant, qu’il contenait un enzyme niché dans l’estomac de Gérard Collomb avant sevrage, ou pas. Ça c’est à voir. 
Les industriels de la nourriture et les gouvernements, c’est un bras de fer permanent. Plus les étiquettes sont simples, moins les professionnels du secteur l’apprécient. C’est le cas sur la composition exacte du produit mais également sur le taux de sucre et de gras, toujours en discussion pour mieux informer le consommateur. Après les lasagnes au cheval, on apprend que du vin bio aux glaces Cartes d’or en passant par les flageolets Bonduelle, tous contiendraient des traces animales sans le dire ou en le camouflant. Tellement de traces animales qu’à ce niveau-là , on ne parle plus d’industrie agroalimentaire mais de documentaire National Géographic.

Lire les étiquettes, c’est bien mais encore faut-il savoir décoder. Ce matin au distributeur de franceinfo, je me suis acheté un petit diphosate et carbonate de sodium avec un peu de glycérol et quelques traces de fruit à coques. Bref, j’ai mangé des madeleines.

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