Quand Twitter doit justifier la conduite en ligne de Trump

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Alors que le président des États-Unis n'en finit pas d'alimenter les polémiques à coups de tweets rageurs, la plateforme a du prendre sa plus belle plume pour expliquer son indulgence à l'égard de ses saillies répétées.

Drôle d'époque. Depuis quelques mois, ça n'est pas peu dire que la politique américaine s'est teintée d'une bonne dose de surréalisme. Loin de profiter de son passage à la Maison blanche pour prendre un peu de hauteur sur les affaires du monde, Donald Trump continue d'assumer son rôle de président-troll, tweetant furieusement son courroux, tour à tour à l'encontre de la presse, de ses adversaires politiques, des sportifs américains ou de la Corée du Nord.

Si cet acharnement et cette propension à jeter des litres d'huile sur le feu peuvent parfois prêter à sourire, les conséquences et les proportions que tout cela prend sont bien moins drôles. Ainsi, lorsque Pyongyang répond au tweet ci-dessus en l'assimilant à une déclaration de guerre, on est en droit de s'alarmer.

C'est ce que font, régulièrement, de nombreux internautes, demandant à Twitter de supprimer les messages les plus vindicatifs, ces derniers étant en violation avec les règles de la plateforme, qui interdisent notamment les appels à la haine et les menaces violentes, qu'elles soient directes ou indirectes.

Fait unique dans l'histoire du web, Twitter a dû prendre sa plus belle plume pour répondre à ces sollicitations, et expliquer pourquoi Trump pouvait, en toute décontraction, promettre à Stephen Curry et Kim Jong-un les pires avanies.

En résumé : la valeur informative des tweets de Trump dépassent leur caractère outrancier, et peuvent donc rester en ligne. Twitter reconnaît au passage que les choses méritent d'être clarifiées, et donc que son règlement sera bientôt modifié. On en est donc là.

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