Le procès historique de Pascal Simbikangwa

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C'est le 20e anniversaire du début du génocide au Rwanda, qui a fait au moins 800.000 morts en trois mois. Comment la justice française peut-elle répondre à ce génocide, au massacre perpétré à l'époque ? Réponses avec Bruno Sturlese, avocat général à la Cour d'appel de Paris, et Aurelia Devos, vice-procureur du Tribunal de grande instance de Paris et en charge du pôle "Crimes contre l'humanité". 

Bruno Sturlese représentait le parquet lors du procès de
Pascal Simbikangwa, premier procès tenu en France sur le génocide rwandais il y
a quelques semaines. L'avocat explique que la justice française pouvait juger
un génocidaire rwandais car "le génocidaire a été arrêté en France (à
Mayotte). Il faut rappeler que l'ONU avait créé une juridiction internationale
spéciale, le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Considérant que cette
juridiction internationale pouvait être très vite surchargée, l'ONU a décidé
que les justices nationales pouvaient juger les génocidaires rwandais
.
"

"Participer à cet effort international de lutte contre
l'impunité" (Bruno Sturlese)

"Il faut participer à cet effort international de lutte
contre l'impunité
, explique Bruno Sturlese. *Il faut que les génocidaires
sachent qu'où ils soient, ils encourent les foudres de la justice humaine* . Il
est donc hors de question que la France reste un sanctuaire pour les
génocidaires, à partir du moment où on a refusé d'extrader au Rwanda ce
Rwandais qui était accusé de crimes contre l'humanité
", parlant de
Pascal
Simbikangwa, ancien chef des renseignements rwandais, condamné à 25 ans de prison.**

Aurelia Devos indique quant à elle qu'il s'agit du "premier
procès depuis la création du  pôle 'Crimes
contre l'humanité'. C'est un procès historique car il a une importance dans le contexte
rwandais, qui est peu expliqué ou peu connu par nos concitoyens. Ce procès a eu
le mérite de pouvoir publiquement exposer ce contexte et tirer des conclusions précises
sur ce qui s'est passé au Rwanda
."

 

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