Une journée mondiale des dauphins : l'état d'alerte pour ces mammifères

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Tous les jours cet été, franceinfo et la Rédaction internationale de Radio France vous font découvrir une journée mondiale. Une cause, un animal, une pratique à travers le monde... Jeudi, c'est la journée des dauphins. Des cétacés aujourd'hui plus en danger que les baleines.

Cela fait 34 ans jour pour jour que la chasse à la baleine est officiellement interdite. Le 23 juillet, jour d'entrée en vigueur du moratoire, est donc devenu le prétexte à une journée mondiale de sensibilisation aux baleines, mais aussi aux dauphins. Les deux espèces sont menacées par l’activité humaine.

Pas de baleines tuées en Islande cette année

Trois pays pratiquent encore la chasse à la baleine : le Japon, la Norvège et l'Islande. Mais les signaux sont au vert. Au Japon, la consommation de viande de baleine est désormais quasi nulle, moins de 40 grammes par an et par personne. En Islande, pour la deuxième année consécutive, les pêcheurs n’ont capturé aucun cétacé. Pas assez rentable. L’île commence à comprendre que les baleines ont plus de valeur vivantes, car les touristes sont de plus en plus nombreux à vouloir les observer.

Pour les dauphins, le tableau est moins encourageant : il y a exactement une semaine, dans l’archipel danois des Féroé, la mer a de nouveau viré au rouge sang à l’occasion de la première chasse de l’année.

Tradition pour les uns, massacre pour les autres. Le "grind" consiste à tuer et à dépecer à la main le plus grand nombre possible de mammifères rabattus vers la baie. Cette fois-ci, 285 cétacés.

"Il est inadmissible qu’un pays qui a signé toutes les conventions européennes pour protéger les mammifères marins permette à ce genre de chose de continuer. La honte du Danemark", dit une militante de Sea Shepherd venue filmer les mises à mort. Paul Watson, fondateur et figure emblématique de l'ONG, appelle à un boycott du tourisme sur l’archipel.

10 000 dauphins victimes de la pêche ?

En France, c’est l’état d’alerte. Depuis le 1er janvier, mille cadavres de dauphins se sont échoués sur la façade atlantique, principalement dans le golfe de Gascogne selon l'Observatoire Pelagis, un centre de recherche sur les mammifères et les oiseaux marins. Des mammifères mutilés et blessés à mort par les engins de pêche et les filets.

Comme les trois quarts des dauphins qui meurent coulent au fond de l'océan, sans être ramenés par les courants sur les plages, ce n’est pas 1 000 mais 10 000 cétacés qui seraient victimes chaque année des bateaux de pêche

La Commission européenne vient d’ailleurs d’ouvrir une procédure d’infraction contre la France, mais aussi l'Espagne et la Suède, pour manquement à leur devoir de protection d’une espèce vulnérable. 

La bonne nouvelle nous vient de Bali, en Indonésie, où le seul centre mondial de réadaptation en milieu naturel vient de libérer deux de ses pensionnaires. Après quelques mois de rééducation, Rocky et Rambo, qui étaient la propriété d’un hôtel de luxe, viennent d’être rendus à leur environnement.

Le fondateur du projet, l’Américain Ric O’Barry, ancien dresseur de dauphins pour la série télévisée Flipper, a vécu "un jour incroyable" et se dit très ému après dix ans de combat. Prochain objectif de son ONG Dolphin Project : créer un deuxième centre permanent, en Italie ou en Crète.

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