Une journée mondiale de la tequila : production mexicaine, consommation américaine !

Tous les jours cet été, franceinfo et la Rédaction internationale de Radio France vous font découvrir une journée mondiale. Une cause, un animal, une pratique à travers le monde... Vendredi, c'est la journée de la tequila. À consommer avec modération ! 

Deux pays sont à l’origine de cette célébration de la tequila : le Mexique, qui la produit et les États-Unis, qui la boivent.

La tequila, ou en espagnol "le" tequila, est un alcool fort, d’appellation d’origine contrôlée. Elle est produite à partir du cœur de l’agave tequilana, plante de couleur bleue qui ressemble à un grand cactus. Les champs d’agave sont concentrés autour de la ville de Tequila, dans l’est du Mexique, où sont aussi installées les distilleries. Le tweet ci-dessous rappelle que cela fait 14 ans que ces champs sont inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco. "Une des plus grandes fiertés du Mexique."

Après sept à neuf ans, quand la plante est à maturité, on la dépouille de ses feuilles, pour ne garder que le cœur, comme un gros artichaut. Il est ensuite cuit et distillé. Il faut sept kilos d’agave pour un litre de tequila, alcool fort consommé en cocktail ou en shot avec une pincée de sel et un morceau de citron.

Non, la tequila ne soigne pas du coronavirus

Considérée comme la boisson nationale du Mexique, même si elle y est moins consommée que la bière, la tequila est parée de multiples vertus. À tel point que le président, Andres Manuel Lopez Obrador, a dû faire une petite mise au point devant des journalistes lors d’une conférence de presse au printemps, consacrée au Covid-19 : "Non, la tequila ne soigne pas le coronavirus !"

Produite "avec fierté" au Mexique, la tequila est un produit d’export : plus de 80% des bouteilles partent à l’étranger, et la demande ne cesse de croître.

350 millions de litres en 2019

L’an dernier, la production a dépassé les 350 millions de litres, 14% de plus qu’en 2018. Cette année, elle a continué d’augmenter, certes moins vite, mais le secteur a échappé à la brutale mise au pas de l’économie. En mars, quand le gouvernement mexicain a ordonné la fermeture de toutes les industries non essentielles en raison de l’épidémie de coronavirus, il a fait une exception pour la récolte de l’agave, qui a pu se poursuivre.

Les États-Unis, 55% de la consommation mondiale

Les États-Unis restent de loin le marché le plus important. À eux seuls, ils absorbent plus de 55% de la consommation mondiale de tequila. Néanmoins, les ventes progressent aussi en Europe et en Asie, de 4 à 5% chaque année.

Les grandes marques espèrent bientôt concurrencer le marché du rhum. Aujourd'hui, c’est le haut de gamme qui tire la croissance : puisque les réserves s’amenuisent, la tendance est de produire en plus petite quantité, mais de qualité. Il n’est pas rare de voir des bouteilles à plus de 50 dollars. Et le chiffre d’affaire du secteur s’envole.

George Clooney, amateur de café et de tequila

Symbole de ce succès, l'acteur américain George Clooney. En 2013, la star qui veut sans doute prouver qu’elle aime autre chose que le café, se lance dans la production d’une tequila ultra-premium. Quatre ans plus tard sa marque, Casamigos, n’est plus un simple pari entre copains du showbiz mais un succès mondial. Il la revend un milliard de dollars.

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