Une journée mondiale de l'aide humanitaire : rendre hommage aux 500 000 travailleurs

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Tous les jours cet été, franceinfo et la rédaction internationale de Radio France vous font découvrir une journée mondiale. Une cause, un animal, une pratique à travers le monde... Jeudi, c'est la journée de l'aide humanitaire. Un initiative qui a pour but mettre en avant la solidarité des humanitaires.

Pour l'ancien secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, l'aide humanitaire est l'occasion d'exprimer la solidarité pour ceux qui souffrent. Cette journée est avant tout l'occasion de rendre hommage à tous ceux qui ont perdu leur vie alors qu'ils tentaient de venir en aide aux personnes en détresse.

Plusieurs dizaines de morts par an

Le monde de l'humanitaire, pour mener à bien son action, doit souvent déplorer plusieurs dizaines de morts par an. Récemment, le 9 août, six humanitaires français et leurs deux guides ont été assassinés au Niger. 

Des médecins, des infirmières, des techniciens, de simples bénévoles sont tués sur les terrains de guerre dans lesquels ils interviennent. Certains sont kidnappés, d'autres sont délibérément visés par des groupes armés qui n'acceptent pas leur présence dans telle ou telle région.

Les pays les plus dangereux pour les humanitaires sont l'Afghanistan, certains pays africains comme la République centrafricaine et la région du Sahel. Se rajoutent également dans la liste la Syrie ou le Soudan. Il devient de plus en plus difficile pour les ONG, les organisations non gouvernementales, de travailler dans certaines régions.

Un droit humanitaire complexe

Pourtant, il existe bien un droit humanitaire. Ce droit s'appuie sur des textes comme les conventions de Genève relatives à la guerre par exemple. Ils permettent normalement aux ONG d'agir avec ou sans le soutien de l'ONU.

Mais le sujet est très compliqué, car une population peut avoir besoin d'aide humanitaire sans qu'il y ait conflit entre deux pays armés. Lorsque des troubles se produisent à l'intérieur même d'un État, comme cela a été le cas en Algérie dans les années 1990, il devient difficile d'intervenir car cette guerre civile ne rentre pas forcément dans la catégorie des conflits armés.

Les ONG sont nombreuses à demander une protection supplémentaire. Elles réclament notamment le statut d'humanitaire international.

70 millions de personnes ont fui leur foyer

Les bénévoles se déplacent lors de conflits armés, de catastrophes naturelles, de contexte de maladies ou de persécution, afin d'aider ceux qui subissent ces événements. À titre d'exemple, on estime à 70 millions le nombre de personnes qui ont dû fuir leur maison.

Pour venir en aide à toutes ces personnes qui souffrent, ils sont plus d'un demi million de travailleurs humanitaires.

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