Une femme en été. Lorelei Peysson, un été sans bruit et sans excès

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Elles ont été éprouvées, elles ont été en première ligne, elles sortent du confinement... Des femmes nous racontent leur été. Nathalie Bourrus les a rencontrées. Aujourd'hui, la juriste Lorelei Peysson.

Nom : Peysson. Prénom : Lorelei. Âge : 26 ans. Profession : juriste. C’est L’été de Lorelei. Et il se résume en deux mots : village et accouchement. Non, non, pas le sien, celui de sa belle-sœur. 

"C’est le premier bébé de la famille, on a une toute petite lignée, donc je suis très impatiente". Lorelei attend donc cette arrivée, en pleine campagne, là ou rien ne peut la perturber de cet heureux évènement.  

Dans le Parc des Écrins, il y un village, le sien. Enfin, celui de son grand père. "Il est mort il y a 4 ans, c’est quelqu’un de très important dans la famille". Le village en question, c’est 100 habitants, été comme hiver. Et pas de réseau ! "Non… mais ça doit être infernal !". "Mais non, pas du tout. Là-bas, je suis avec mes parents, et avec ma grand-mère de 84 ans. On s’occupe, on fait des petits travaux, on fait des tas de petites choses importantes".  

La vie à la campagne, le vase clos, une sorte de reconfinement, mais à l’air libre…entre cascades et lacs. C’est pas tout à fait comme les deux mois et demi à Paris. 

J’ai envie de famille, de Ma famille ! Cette maison est très importante, c’est la base, le socle. Quand j’y vais, je fais le plein, et je laisse de côté ce qui n’a pas d’importance, je fais un tri. 

Lorelei

"Mais il y a des activités aux alentours quand même ?" Elle réfléchit : "Pas vraiment. Ah si, le Tour de France ! mais bon, pas cette année"...

Donc presque rien à faire, en pleine campagne. Et ça lui va très bien. Cette jeune fonctionnaire, juriste à la Caisse des dépôts et consignation, a passé son confinement a Paris, en télétravail. "J’ai beaucoup bossé, on a presque travaillé double, il a fallu bien se concentrer sur les dossiers juridiques". Cet été est donc là pour reprendre pied... Dans l’eau aussi.  

En Bretagne, c’est sous la tente. Lorelei se décompose. "Disons, que, le camping, c’est pas du tout mon truc". "Faut pas se forcer alors". Elle rit. "Si, c’est avec des copines, on se marre ensemble. C’est face à la mer, bon, pas trop prêt quand même, la tente qui prend l’eau, moyen… L’objectif est avant tout de se goinfrer de fruits de mer, et d’être tranquilles". Idem avec son petit ami, sur l’île de Ré. "Ça tourne à l’obsession cette envie de calme, non ?"  "Oui !"

Cet été, les vacances de Lorelei consistent à ne pas se surcharger, pas trop de paroles, pas trop de mots. Le minimum de conversations, ce sera parfait. Comme à Lanzarote, aux Canaries. Ce sera le même programme, mais avec son père. Des déserts, de l’eau. Tout en modération, sans bruit et sans excès.       

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