La menace Aqmi au Mali

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Au Mali, quatre français sont retenus en otage depuis deux ans. Le contexte malien rend difficile toutes recherches de solutions. En Lituanie, un site internet croule sous les demandes d'accès. Celui-ci dévoile les activités de l'ex-KGB, les anciens services du renseignement soviétique en Lituanie, entre 1945 et 1991. Des milliers de syriens tentent de fuir leur pays et atteindre la Turquie. Le passage se fait à pieds entre les barbelés.

Al-Qaïda au Maghreb islamique met en garde la France contre
toute intervention au nord-Mali. Une intervention qui pourrait entraîner la
mort des quatre français détenus par AQMI au Sahel depuis 2 ans. Alors que l'Occident a les yeux tournés vers le nord où les
milices islamistes installent leur pouvoir et font régner la charia, la
situation au sud reste chaotique.

Bamako est le champ clos de la rivalité entre le président
par intérim Dioncounda Traoré et son premier ministre Cheik Modibo Diarra. Une rivalité
arbitrée par les partis islamistes dont l'influence ne cesse de grandir au
détriment de la présidence. De son côté, l'armée qui assure appuyer la transition se
tient en embuscade et le capitaine putschiste Sanogo reste très flou sur ses
intentions. La reconquête du nord n'est plus la priorité de cette armée
malienne trop absorbée par les jeux politiques.

Les stratèges de la CEDEAO ( la Communauté Economique Des Etats de l'Afrique de l'Ouest) multiplient les réunions d'état-major
sans parvenir pour le moment à une ligne de conduite. C'est un peu la
quadrature du cercle et le président malien refuse la présence de soldats
africains à Bamako alors que les occidentaux, France en tête, s'en tiennent à un éventuel et simple appui logistique et en matière de renseignement.

"Le problème c'est Bamako" affirme Blaise
Campaoré, le président burkinabé dont le pays exerce une médiation au Nord-Mali
et qui recevait ce matin le premier ministre malien en région parisienne.
"A ce stade aucune intervention n'est
envisageable"
estime le ministre burkinabé des Affaires étrangères,
Djibrill Bassolé.

En ce qui concerne les états d'Afrique de l'Ouest la
position officielle est que les otages sont vivants mais que pour l'instant
aucun canal de discussion n'a été ouvert avec les ravisseurs ni par le biais
traditionnel de chefs tribaux ou coutumiers ni par le biais des services de
renseignement. Dans les chancelleries occidentales et notamment à Paris, le
discours est différent. On assure que des canaux existent et que les contacts
se poursuivent et que pour le moment les discussions achoppent sur le montant
d'une éventuelle rançon, entre 80 et 100 millions d'euros.

Lituanie : les archives du KGB sur internet

En Lituanie, un site internet fait beaucoup parler. Il s'appelle
KGB Veikla, ce qui veut dire l'activité du KGB. Il s'agit de documents, des rapports
élaborés lorsque la Lituanie était une République soviétique entre 1945 et

  1. Le site croule sous les demandes d'accès.

L'arrivée des conservateurs au pouvoir à la fin des années 90 a permis une approche plus
systématique de ces questions de mémoire et de cette confrontation avec le
passé. La commission de lustration mise en place en 2000 a permis aux anciens
agents du KGB de venir avouer et d'être ainsi protégés par la loi. La création de ce site est un peu la suite logique  de cette politique. On y trouve par exemple,
la liste complète des cadres du KGB.

Thérèse Burauskaite, directrice du centre de recherche sur
le génocide et la résistance lituanien précise que "les dossiers
personnels concernant les agents ont disparu en revanche, il possède les plans
et les projets des instances centrales"
.

La répression du KGB a été terrible, elle a touché de plein
fouet la Lituanie, autant dans les années d'après-guerre que jusqu'à l'éclosion
des mouvements pour l'indépendance à la fin des années 80. Un tiers des
lituaniens aurait subi la répression soviétique soit environ un million de
personnes. Ca a pu être de la déportation, de la prison pour activité antisoviétique
ou les interrogatoires parce qu'un membre de la famille avait des occupations
illicites aux yeux du KGB. Vidmantas Povilionis a passé deux ans dans un camp
de travail au-delà du cercle polaire. Il avait monté une imprimerie
clandestine, faisant de lui un des criminels particulièrement
dangereux. Il fût menacé par le KGB jusqu'à l'indépendance.

Prochainement le site doit publier la liste des agents du
KGB qui travaillaient avec un pseudonyme. Au moment de l'indépendance on en
dénombrait 5.000, 1.500 ont avoué leur collaboration et 60 ont été condamnés.
Sujet sensible en Lituanie, les anciens pensent que le KGB exerce toujours son
pouvoir dans le pays.

Guerre civile en Syrie : des

civils tentent de passer la frontière turque

En Syrie, les combats se poursuivent et les populations
continuent de fuir, notamment vers la Turquie. Le passage de la frontière se
fait à pied, entre les barbelés. Il faut choisir le bon moment pour passer sans
être vu. Des centaines de réfugiés attendent, perdus, dans l'espoir de pouvoir
quitter leur pays ravagé par la guerre. Nos confrères de la RTBF, Françoise
Wallemacq et Julien Bader, ont été témoins de cette situation difficile.

 

 

 

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