Benghazi : un an après le soulèvement, le peuple n'a pas le cœur à la fête

On part aujourd'hui en Arabie saoudite où un journaliste risque la peine de mort pour avoir blasphémé Mahomet sur Twitter. On est aussi en Égypte pour parler de la police, un an après la révolte qui a fait chuter Moubarak. Mais d'abord la Libye où l'on tente de fêter le premier anniversaire du soulèvement contre le colonel Kadhafi.

Libye

Une manifestation a eu lieu à Benghazi, le fief de la révolte.  Le 15 février 2011, une manifestation spontanée de proches des victimes d'Abou Slim (le massacre en 1996 de prisonniers de la prison)  où était retenu leur avocat, Fathi Tarbel, avait lancé la révolte avec deux jours d'avance. Mais l'esprit n'est pas vraiment à la fête.

Égypte

Il y a un an, les Égyptiens se débarrassaient d’Hosni Moubarak, après trente de règne. C'était le 11 février précisément.
Aujourd’hui,  le procès de l'ancien dirigeant se termine mais la révolution est toujours en cours.
Si la tête du régime est tombée, le corps fonctionne encore, à commencer par l’appareil de sécurité de l’état. Le démantèlement du ministère de l’Intérieur était l’une des premières demandes des révolutionnaires, à cause de la torture et de la répression excessive.

Arabie Saoudite

C'est une histoire incroyable ! Un message envoyé sur Twitter risque de coûter la vie à une journaliste saoudien. Le 4 février est un jour important. II s'agit de la date anniversaire de la naissance de Mahomet, une fête célébrée dans le Maghreb mais interdite en Arabie Saoudite. Et à cette occasion Hazam Kasghari, un jeune saoudien de 23 ans a envoyé un message sur Twitter où il a osé s’adresser directement à Mahomet.

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