La démocratie hyper libérale rend le citoyen plus vulnérable

Philosophe de formation, Cynthia Fleury est professeur à l'American University of Paris. Maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris (IEP), chargée d'enseignement à l'Ecole Polytechnique, Elle travaille sur les outils de la régulation démocratique. Elle a publié "La fin du courage, La reconquête d'une vertu démocratique", chez Fayard. 

Chaque époque affronte, à un moment de son histoire, son
seuil mélancolique. De même, chaque individu connaît cette phase d'épuisement
et d'érosion de soi. Cette épreuve est celle de la fin du courage. Comment
convertir le découragement en reconquête de l'avenir ? 

Notre époque est celle de l'instrumentalisation et de la disparition du courage.
Mais ni les démocraties ni les individus ne peuvent en rester à ce constat
d'impuissance. Nul ne résiste à cet avilissement moral et politique. 

Il s'agit de surmonter ce désarroi et de retrouver le ressort du courage, pour
soi, pour nos dirigeants si souvent contre-exemplaires, pour nos sociétés
livrées à une impitoyable guerre économique. Le plus sûr moyen de s'opposer à
l'entropie démocratique reste l'éthique du courage et sa refondation comme
vertu démocratique. 

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