Les incendies ne s'arrêtent plus et battent des records de destruction en Californie, en Sibérie et en Amazonie

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Les ravages des incendies sont sans précédent dans plusieurs régions de la planète, en commençant par l'Ouest des États-Unis.

L'été 2020 est marqué par des incendies gigantesques et record à travers la planète. Des catastrophes environnementales causées par le réchauffement climatique mais aussi l'activité humaine.

Des feux toujours incontrôlables en Californie

Le bilan encore provisoire des feux de forêt en Californie s’élève à plus de 8 000 km² détruits, une estimation dévoilée mardi 8 septembre. Cela équivaut à 800 000 hectares soit 100 fois la superficie de Paris. C’est le pire bilan depuis plus de 30 ans dans la région concernant la surface de forêt détruite.

Surtout, ces feux gigantesques se poursuivent. Après avoir ravagé le nord de la Californie, en particulier la région de Fresno, les feux de forêt touchent maintenant le sud de l’État, près de Los Angeles où les températures ont approché les 45 degrés ces derniers jours. Des milliers de pompiers sont toujours mobilisés avec l’appui de moyens militaires, notamment des hélicoptères Chinook et Black Hawk pour évacuer les habitants. Les images rappellent les zones de guerre. Les autorités californiennes ont beau multiplié les consignes, cela n’empêche pas les imprudences. Avec par exemple un nouvel incendie déclenché mardi dans la banlieue de Los Angeles, par le tir d’un feu d’artifice lors d’une fête de famille.

La Sibérie arctique ravagée

En Russie, il est très difficile d’obtenir un bilan officiel fiable sur les incendies qui ont ravagé la Sibérie une grande partie de l’été. Il faut donc se fier à des relevés indirects, en particulier ceux du système européen de détection par satellite Copernicus. Il a relevé les émissions de dioxyde de carbone dans la zone : elles ont doublé par rapport à l’an dernier dans l’Est de la Sibérie. L’été a été caniculaire, et ces derniers jours, les réseaux sociaux montrent des images de villes de la région arctique de Yakoutie plongées dans la fumée de ces feux de forêt. Certaines estimations avancent le chiffre de 20 millions d’hectares de forêt détruits, 20 fois plus qu’en Californie.   

Déforestation massive au Brésil

Au Brésil, là aussi la situation n'est pas claire. Le gouvernement d’extrême droite de Jair Bolsonaro nie que les feux de forêt soient en augmentation dans le pays. Il y a quelques jours, le président brésilien a même traité les ONG de défense de l’environnement de "cancer". Sauf que les chiffres sont têtus. Dans la réserve du Pantanal, dans le sud du pays, le nombre de foyers a triplé par rapport à l’an dernier. En Amazonie, après une erreur de satellite qui annonçait initialement une baisse, les chiffres corrigés vont eux aussi dévoiler une hausse en un an. Plus de 63 000 incendies ont déjà été recensés cette année. C’est encore plus que l’été dernier, quand ces feux avaient ému la planète entière.

Mais cette fois, en raison sans doute de l’épidémie de coronavirus, le sujet est relégué à l’arrière plan. Qui plus est au Brésil, contrairement à la Californie ou la Sibérie, ce n’est pas le réchauffement climatique qui est montré du doigt. Il s'agit cette fois d’incendies volontaires le plus souvent. De la déforestation illégale, pour établir des pâturages destinés à l’énorme industrie bovine du pays, l’un des piliers du régime de Bolsonaro. Selon Amnesty International, cette déforestation a augmenté de 35% en un an.  

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