Le Venezuela expulse l'ambassadrice de l'Union européenne après de nouvelles sanctions de Bruxelles

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

L'Union européenne a aussitôt demandé au gouvernement vénézuélien de "revenir sur sa décision".

C'est une nouvelle petite crise diplomatique entre Bruxelles et Caracas. Le Venezuela a déclaré persona non grata l'ambassadrice de l'Union européenne, Isabel Brilhante, et lui a donné trois jours pour quitter le pays. Le Venezuela hausse le ton après que l’Union européenne a imposé de nouvelles sanctions contre 19 personnalités vénézuéliennes. L'Union européenne demande au Venezuela de revenir sur cette décision votée mercredi 24 février par la nouvelle Assemblée nationale vénézuélienne, totalement aux ordres du président Nicolas Maduro. Bruxelles estime que cette expulsion n’accentuera que l’isolement du Venezuela et l’UE appelle à la négociation et au dialogue.

Or, le Venezuela a lancé cette expulsion en réponse à la décision des 27 pays européens de l’Union d’imposer de nouvelles sanctions contre des personnalités proches de Nicolas Maduro : 19 Vénézuéliens jugés responsable de graves violations des droits de l’homme, d’atteinte à la démocratie et à l’état de droit et de violations de restrictions fondamentales ont été rajoutés à la liste des personnes frappées de sanctions européennes. Cette liste de sanctions ciblées lancée en novembre 2017 compte aujourd’hui 55 noms : des responsables et hauts fonctionnaires du gouvernement vénézuélien, qui ne peuvent plus voyager et dont l’argent a été gelé sur le territoire de l’Union européenne.

Une riposte déjà engagée en 2020, mais finalement annulée

Mais ce n’est pas la première fois que Caracas réclame la tête d’Isabel Brilhante. Le Venezuela avait entrepris la même démarche en juillet 2020, là aussi au lendemain de sanctions européennes contre des dignitaires du régime de Nicolas Maduro. Finalement, les autorités vénézuéliennes avaient fait marche arrière et l’ambassadrice européenne était restée à Caracas. Qu’en sera-t-il aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c’est que les tensions entre l’Union européenne et le Venezuela ne vont pas cesser tant que la crise vénézuélienne s’aggrave.

L’Union européenne avait critiqué les élections de décembre dernier qui ont permis au président vénézuélien de contrôler ce qu’il lui manquait, c’est-à-dire le Parlement. Bien que soutenu par l’UE, l’opposition vénézuélienne et son leader Juan Guaido sont aux abois. Nicolas Maduros règne en maître. Mais le pays est dans un état désastreux : les violences, l’insécurité, les pénuries de médicaments et d’aliments ont poussé déjà plus de cinq millions de personnes à quitter le Venezuela.

Vous êtes à nouveau en ligne