Cannes, un festival de palmes. Catherine Deneuve et les drames musicaux : "Elle a toujours souffert de ne pas avoir chanté elle-même"

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Pour célébrer les 70 ans du festival de Cannes, chaque jour sur franceinfo, Thierry Frémaux, le délégué général du festival, raconte ces épisodes et ces palmes qui ont marqué l’histoire de la Croisette. Ce vendredi, Catherine Deneuve dans deux films musicaux sacrés à Cannes, "Les parapluies de Cherbourg" en 1964 et "Dancer in the Dark" en 2000.

Le genre musical a été consacré à Cannes dès 1959 avec Orfeu negro, de Marcel Camus. En 1964 et en 2000, le festival sacre deux autres films musicaux avec Catherine Deneuve. Il s'agit plus de drames musicaux que de comédies musicales. En 1964, le film de Jacques Demy, Les parapluies de Cherbourg ,"fut un triomphe", se souvient Thierry Frémaux au micro de Thierry Fiorile pour franceinfo. "C'est l'une des vraies premières palmes d'or françaises avec le film de Cousteau et de Louis Malle, Le Monde du silence (en 1956 ndlr)", indique le délégué général du festival de Cannes. Quant à Catherine Deneuve, qui incarne "la légèreté, l'amour, le désespoir" dans ce film, "elle a toujours souffert de ne pas avoir chanté elle-même", confie-t-il.

L'actrice de 21 ans était déjà célèbre mais, pour Thierry Frémaux, Les parapluies de Cherbourg la "pousse vers les hauts sommets" et surtout vers "des convictions qu'elle aura toujours", celles de choisir des films, des projets et des metteurs en scène de qualité. "Il fallait oser quand même faire ce film, rappelle-t-il. Avec ce film-là, elle a, d'une certaine façon, elle aussi obtenu la palme d'or." Le délégué général du festival de Cannes salue également "la partition musicale somptueuse" du musicien Michel Legrand et le "style" du réalisateur Jacques Demy "dont Damien Chazelle, pour La La Land, n'a pas cessé de dire qu'il a été son inspiration", affirme-t-il.

On retrouve Catherine Deneuve à Cannes en 2000 avec Dancer in the Dark de Lars von Trier. Björk, qui a écrit la musique du film, joue le personnage principal et reçoit le prix d'interprétation. "Catherine Deneuve fait une partition très belle, elle est la bonne copine à l'usine", analyse Thierry Frémaux qui se souvient que Lars von Trier, "habitué de Cannes, enfant de Cannes", appelait Gilles Jacob "Oncle Gilles".

De La Grande bouffe à Ken Loach, en passant par les grands moments du cinéma italien, les films audacieux et les années à scandale, chaque jour, en attendant la cérémonie d'ouverture du 70ème festival de Cannes, franceinfo raconte ces palmes qui ont marqué l'histoire du festival avec son délégué général, Thierry Frémaux, et Thierry Fiorile, spécialiste du cinéma à franceinfo. Chacun des 35 épisodes s'articule autour d’une thématique.

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