Transportez-moi. Les moyens de transport des secours

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C’est un quotidien mouvementé que vivent les secouristes. Pour être capables de venir en aide aux blessés et aux malades à tout moment, Ils ont à leur disposition une multitude de moyens de transports, toujours plus performants.

Comme chaque 12 mai, on célèbre aujourd’hui la journée mondiale des infirmières, en référence à Florence Nightingale, pionnière des soins infirmiers modernes. Autre événement ayant marqué l’actualité ces derniers jours, c’est l’affaire Naomi Musenga, morte après avoir été raillée par une opératrice du SAMU. Retour sur le fonctionnement de ce service d’urgence hospitalier.

Quelles solutions adopter pour faciliter la prise en charge des urgences ?

Face à la multiplicité des numéros d’urgence ( 15, 17, 18, 114, 119 … ), il est difficile, surtout en cas de panique, d’aboutir au bon endroit. Une directive européenne a alors été décidée, d’où l’instauration d’un numéro unique, qui fonctionne où que l’on soit en Europe : le 112. Par ailleurs, depuis le 1er Avril 2018, le eCall, un bouton d’appel d’urgence, est rendu obligatoire sur tous les véhicules légers neufs mis en circulation en Europe. Le système d’appel d’urgence embarqué est un système automatique qui, en cas d’accident, transmet votre position et même, si vous le souhaitez, votre groupe sanguin. Ce bouton pourrait sauver près de 2.500 vies chaque année.

À Paris, le SAMU arrive dans les 8 minutes après l’alerte

Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social

À quelle fréquence sont sollicités les sapeurs pompiers, ces soldats du feu ?

Sur les 20 millions de personnes admises chaque année dans les urgences, environ 3 millions utilisent un véhicule de secours, le plus souvent par la route, mais aussi par les airs ou même sur l’eau. Les pompiers sont très réactifs : sur près de 5 millions d’interventions annuelles, seules 200 000 concernent les incendies, le reste étant les secours à la personne. La majorité des pompiers sont par ailleurs volontaires, à savoir, plus de 190 000 en renfort des 54 000 salariés permanents.

Seules 7% des interventions des pompiers concernent la lutte contre les incendies

Xavier Hertgen, Vice-Président de la FNSPF

La SNSM, ces sauveteurs en mer

Les volontaires sont aussi très présents pour les sauvetages en mer. La Société Nationale de Sauvetage en Mer ou SNSM, bénéficie par ailleurs de plus de 7000 bénévoles. Mais leur travail nécessite un budget pour le matériel et les formations. Pour soutenir ces sauveteurs bénévoles, rendez-vous en mer les 23 et 24 Juin pour parcourir le « Mille SNSM » ! En voilier, en bateau à moteur ou même en kayak, il est possible de participer à cet événement dans toutes les régions littorales de France, et même à Paris, où une descente de la Seine en paddle est prévue.

C’est un système fragile qui fait appel à la générosité du public

Xavier de la Gorce, président de la SNSM

Le coup de coeur de cette semaine

Les navires-hôpitaux sont des bateaux portant secours aux naufragés, aux blessés et aux malades. L’exemple le plus connu est celui de l’hôpital Mercy Ship, fondé par Deyon et Donald Stephens et qui compte à son bord plus de 400 bénévoles. De même, un aventurier du nom d’Yves Marre a convoyé sa péniche de Paris au Bangladesh, pour en faire un navire hôpital. Avec d’autres bateaux, ils ont soignés plus de 2 millions de personnes en 20 ans. Yves Marre est actuellement en train de fonder « Les Sauveteurs en Mer » sur le modèle français, afin de porter secours aux marins pêcheurs qui opèrent sur plus d’un million d’embarcations fragiles.

Les secours aériens

L’Orbis est un avion hôpital gros porteur qui, avec ses pilotes et chirurgiens bénévoles, parcourt le monde afin de soigner les maladies oculaires et de former des médecins. L’exemple le plus connu de secours aérien est évidement « Aviation sans frontières », une ONG créée en 1980 qui vient en aide aux plus démunis en utilisant le réseau aérien.

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