Transportez-moi. Grève et gratuité des transports ?

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L’actualité des transports cette semaine c'est évidemment les mouvements sociaux qui perturbent les habitudes des voyageurs. Beaucoup d'entre eux prennent leur voiture, d’où des embouteillages importants.

Les mouvements sociaux perturbent le rituel quotidien des voyageurs qui, pour beaucoup, prennent leur voiture, d’où des embouteillages importants.

Déjà en temps normal, les déplacements domicile-travail se font en majorité en voiture, ce qui occasionne des bouchons qui coûtent plus de 20 milliards d’euros par an ! Et en cas de perturbation comme en ce moment, cela nous oblige à trouver des solutions alternatives comme le co-voiturage. Stéphane Beaudet vice-président chargé des transports au conseil régional Ile-de-France.

Il y a en moyenne 1,1 personne dans une voiture. Si on passe à 1,8 il n'y a plus de bouchon dans Paris

Stéphane Beaudet

Et pour encourager ce type de déplacement, des régions comme l’Ile-de-France ont décidé de subventionner le co-voiturage qui a encore un bel avenir ! En tous cas c’est ce qu’espèrent les différentes plateformes dont le trafic a été multiplié hier par cinq, comme IDVROOM, une plateforme du quotidien dont Frédérique Ville est la directrice.

Les trajets autour de la petite couronne sont plus rapides en voiture.

Frédérique Ville

La Maire de Paris a annoncé une étude sur la gratuité des transports

Anne Hidalgo, a confié cette étude à trois de ses adjoints. Mais certaines villes ont déjà adopté la gratuité. Une quinzaine de réseaux de transports en France sur les 300 existants, plutôt des villes moyennes et quelques grandes métropoles dans le monde. Certains opérateurs eux sont plutôt dubitatifs, comme Jean-Pierre Farandou président de l’union des transports publics et de Kéolis, une filiale de la SNCF très présente en France et dans le monde.

Les transports gratuits ça n'existe pas. Il faut bien que quelqu'un paie. Et l'argent manque !

Jean-Pierre Farandou

Il existe aussi des mesures intermédiaires basées sur le quotient familial, ce que Jean Pierre Farandou appelle une tarification solidaire.

Un autre débat sur les péages urbains

Comme à Londres par exemple ou encore Singapour. Un choix que n’a pas fait Paris, par souci d’équité, mais qui devrait être étudié plus finement avec ses avantages et ses inconvénients. Emmanuel Grégoire est adjoint à la Mairie de Paris, et en charge du budget.

Les retours sont très mitigés. Mais on peut envisager ça comme un financement alternatif au financement des transports en commun.

Emmanuel Grégoire

Le coup de cœur pour le généticien, biologiste et philosophe Albert Jacquard

Il avait son idée sur les transports. Un brin provocateur, il disait : "Quand je prends ma voiture je pense aux milliers de gens qui, s’ils ne prenaient pas le métro provoqueraient d’énormes bouchons ! Donc, le métro me rend service tout autant que les gens qu’il transporte. Par conséquent, c’est parce que je ne prends pas le métro mais ma voiture, que je dois payer le métro !"  A méditer !