Journée européenne du 112 : le point sur les transports d'urgence

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Le 11 février prochain aura lieu la journée européenne du 112, ce numéro d’urgence qui peut être composé dans tous les pays européens et qui, en cas d’accident, permet d’être rapidement orienté vers les services adaptés avec éventuellement mise en route d'un transport en urgence.

Le 112 c’est un peu la version européenne du 911 américain. Il permet de joindre gratuitement et sans carte sim, dans toute l'Europe, une plate-forme d’alerte unique, quel que soit le problème rencontré : on est ensuite redirigé vers les services en fonction du problème rencontré, un vol (police), un malaise (SAMU) ou un incendie (pompiers). Mais le 112 reste un numéro peu connu des européens puisque seul 40% affirment le connaître. Car il existe depuis longtemps, dans chaque pays, des numéros spécifiques : en France il est plus rapide de composer le 15, le 18 ou le 17, mais à coté de cela il y a le 114, le 115, le 116 , le 119. Et là, çà devient compliqué. Et si vous voyagez en Europe, c’est un véritable annuaire qu’il vous faut.

 Aujourd’hui, les transports sanitaires se répartissent entre le public (la fonction publique hospitalière, au sein du service mobile d’urgence et de réanimation le Smur) et le privé qui est majoritaire puisqu’il concerne 90% des ambulanciers. Il en reste quelques uns qui travaillent pour le secteur associatif, la Croix Rouge notamment, mais ils se font de plus en plus rares. La France est également un cas spécifique puisque les taxis qui sont conventionnés peuvent s’occuper du transport des malades et servir d’ambulance. Dans les zones rurales, le transport des patients représente entre 80 et 90 % de l'activité des taxis. 

Si la France est un cas particulier, il existe dans le monde, de nombreuses organisations composées souvent de bénévoles qui viennent en aide aux populations dans l’urgence. Ils se déplacent en avion ou en bateau, comme les marins docteurs de l’ "Africa Mercy", le bateau hôpital de l’ONG Mercy Ship, avec à son bord quatre cents bénévoles, qui soignent des milliers de personnes. De même, au Bengladesh, des médecins pratiquent des opérations d’urgence dans une péniche-hôpital venue de France le long du Bramapoutre. Mais il y a également des avions hopitaux dont l’" Orbis" qui avec ses chirurgiens bénévoles parcourt le monde pour soigner les maladies oculaires.

Coup de cœur pour le 115 : le Samu Social

Toutes les nuits depuis vingt ans , des travailleurs sociaux, des infirmiers, des chauffeurs partent en maraude dans les villes, pour porter secours à des personnes sans abri. Et en hiver, il y a urgence, c’est pourquoi il s’appelle le Samu Social. Ce modèle s’est depuis, exporté dans de nombreux pays.

(© Flick/CC/Croix Rouge Française de Paris)

Le Samu Social a été fondé par Xavier Emmanuelli à Paris en 1993. Xavier Emmanuelli voulait d’une organisation sur le modèle du Samu et qui rappelle ce dernier : c’est pourquoi il a choisi comme numéro d’appel d’urgence le 115. Aujourd’hui, face aux limites que connaît le Samu Social, lui et sa collègue Suzanne Tartière souhaiteraient rapprocher 15 et 115 : quinze cent quinze (1515). Ils poussent le jeu de mots jusqu’à appeler ce projet le projet « Marignan », une bataille contre l’urgence sociale et l’exclusion. 

Ecouter l'interview complète de Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu Social de Paris, et de Suzanne Tartière, médecin au Samu de Paris.

TRANSPORTEZ-MOI 07.02.2015 ITW complete emmanuelli et suzanne tartiere
--'--
--'--

Chronique réalisée avec la contribution de Basile Mulciba.

Vous êtes à nouveau en ligne