Décollage immédiat pour Shanghai

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Copié dans le presse-papier !

Pendant tout l'été, Gérard Feldzer vous emmène en compagnie d'un pilote de ligne à la découverte des transports dans le monde. Toutes les semaines, France info et Air France vous offrent la possibilité de gagner deux billets d'avion. Aujourd'hui, "Transportez-moi" met le cap sur Shanghai.

(© gf)

Eric Prévot est commandant de bord sur Boeing 777. Il totalise plus de 11.000 heures de vol et est également le porte-parole d’Air France pour les pilotes, décollage immédiat.

En attendant, découvrez ici quelques anecdotes et moyens de transports asiatiques originaux.

Astuce : 

Si vous ne maîtrisez pas le chinois, munissez-vous d'un papier avec votre destination écrite en caractères, car les Chinois ne parlent pas souvent anglais. Dans les guides, vous trouverez souvent la traduction en chinois des noms des lieux touristiques afin de faciliter vos trajets…

Incroyable… mais vrai  !

12 jours, sur 100 kilomètres. C’est le temps qu’ont passé les Chinois bloqués dans des embouteillages en août 2010, à la sortie de Pékin. C’est le record du plus long embouteillage du monde. Une micro-économie locale s’est développée autour de la vente de bombonnes d’eau et de nouilles chinoises pour faire patienter les conducteurs…

Le bus volant, la solution pour fluidifier le trafic ?

Plus de 10 millions de voitures particulières ont été vendues en Chine en 2009, faisant désormais du pays le plus grand marché automobile de la planète. Conséquences : les embouteillages s'accumulent dans les grandes villes malgré le développement du métro. Pour fluidifier le trafic, l'entreprise Shenzhen Hashi Future Parking Equipment Co a inventé un modèle inédit de transport en commun, le bus « volant ». L'engin ressemble à un gros tramway et est posé sur des rails encadrant la route. Surélevé, il permet aux véhicules de moins de deux mètres de passer en dessous de lui. Le bus ne bloque donc à aucun moment la circulation, même à l'arrêt.

Haut de 4,5 mètres, il peut rouler jusqu'à 60 km/h et transporter entre 1.200 et 1.400 passagers d'un coup. Le fabricant prétend qu'il pourrait réduire les embouteillages de 20 à 30%. De plus, la fabrication d'un bus et de 40 kilomètres de rails coûterait environ 56 millions d'euros, soit 10% du coût d'un métro similaire. Enfin, le véhicule a été conçu pour fonctionner à l'énergie solaire.

 

Le voyage en train… Une expérience chinoise

Même si les wagons sont bondés, le train reste le meilleur moyen de voyager en Chine. Néanmoins, prendre le train en Chine est une aventure en soi. Dès l’achat des billets, il faut choisir entre « soft sleep » et « hard sleep » pour les trains-couchettes, ou entre « soft sit » et « hard sit » pour les voyages assis. La qualité du siège ou de la couchette définit les 1ère et 2nde classes.

Et lorsque les trains sont bondés, seuls les Occidentaux s’indignent de ne pas avoir de place assise pour un trajet de 5 heures (malgré une réservation préalable) !

Malgré tout, sur les longues distances, le train est le plus pratique et le plus économique de tous les moyens de transport. Les trains chinois partent et arrivent à l'heure, mais ils sont soit très lents, soit très rapides : de 50 à 80 km/h en moyenne pour les premiers, et jusqu’à 300-350 km/h pour les TGV.
Par exemple, entre Shanghai (gare de Hongqiao) et Pékin (Beijing gare du Sud) , il y a maintenant des trains à grande vitesse (le TGV chinois) qui mettent entre 4h48 et 5h43 pour parcourir les 1.318 km qui relient les deux métropoles. Ce train roule à plus de 350 km/h !

 

Le Transrapid Maglev de Shanghai : le train du futur ?

Le Transrapid relie l’aéroport de Pudong au centre-ville de Shanghai en moins de 8 minutes, pour un parcours de 30, 5 km/h, soit une vitesse moyenne de 245 km/h avec une vitesse de pointe pouvant aller jusqu’à 431 km/h. Il peut accélérer de 0 à 350 km/h en 2 minutes !  La construction de cette ligne a coûté plus d’un milliard d’euros. La particularité de ce train construit par des sociétés allemandes réside dans la technologie du train à sustentation magnétique.

Comment ça marche ?

Un train à sustentation magnétique et un monorail qui utilise les forces magnétiques pour se déplacer et n’est donc pas en contact avec des rails, contrairement aux trains classiques. Ce procédé permet de minimiser les frottements et d’atteindre des vitesses plus élevées.

Des aimants supraconducteurs sont placés dans le train et des électroaimants sont placés le long de la voie. Lorsque le train se déplace, un courant est induit dans la voie. La force électromagnétique ainsi exercée fait léviter le train.

En 1979, le transrapid 05 fut mondialement le premier train à sustentation magnétique à transporter des passagers à l'occasion de l'exposition à Hambourg en Allemagne. La ligne a été abandonnée depuis. 

BONUS : JEU CONCOURS FRANCE INFO - AIR FRANCE

Pour jouer et tenter de gagner deux billets pour Shanghai, il vous suffit de répondre à la question suivante en cliquant ICI :

Quel est le plus grand port du monde ? 

A- Singapour

B- Shanghai

C- Hong Kong