Toute dernière fois. 2008, la dernière fois où Patrick Poivre d'Arvor a présenté un journal télévisé

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Tout l'été, nous revenons sur ces moments où l'histoire s'achève. Le 10 juillet 2008, le journaliste Patrick Poivre d'Arvor présente son dernier journal sur TF1.

En 2007, dans une interview, il avait dit vouloir présenter son dernier journal de 20h en 2012 et personne n’avait trouvé cela présomptueux. Il faut dire que Patrick Poivre d’Arvor paraissait alors au sommet de son art. Chaque soir, huit millions de téléspectateurs suivaient son journal, soit plus d’un tiers des Français. Des audiences qui feraient rêver aujourd’hui. PPDA est une icône, le présentateur choisi par Les Guignols de L’Info.

Mais, ce 10 juillet 2008, à 20h, Patrick Poivre d’Arvor présente bien son dernier journal. Il a alors 60 ans et a commencé à présenter le 20h de TF1 le 31 août 1987, après l’avoir fait pendant onze ans sur Antenne 2. Dix millions de Français assistent à ses adieux. C’est un événement majeur en France. PPDA tient à présenter un journal normal. Mais alors qu’il commente la naissance de bébés girafons au zoo de Vincennes, il lance : "Parfois on peut chuter mais on rebondit très vite."
La chaîne avait prévu une petite rétrospective en images de la carrière de son présentateur vedette. En passant évidemment sous silence les ratés, à l’image de l’entretien bidonné de Fidel Castro.

Adieux à l'antenne

PPDA veut dire lui-même au revoir aux téléspectateurs : profitant d’un sujet, il cite Shakespeare : "Ce qui ne peut être évité, il faut l'embrasser. Alors, puisque je n'ai pu éviter ce qui m'arrive ce soir, je vous embrasse tous." Puis PPDA conclut sous forme de vœux : "Merci pour votre affection, votre confiance, pour ce lien que nous avons tissé Et je suis sûr qu'on va se revoir très vite."


La pilule ne passera jamais. Pour avoir critiqué TF1, alors qu’en échange d’indemnités de départ estimées à environ quatre millions d’euros il n’en avait pas le droit, il dut payer 400 000 euros de dommages et intérêts à TF1. Décidément, en télévision aussi, les histoires d’amour finissent mal, en général.

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