Trichet Obama, même combat

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Barack OBAMA a donc parlé cette nuit... en marge des tensions engendrées par la crise grecque, les opérateurs attendaient à la fois les déclarations du Président américain sur le plan de relance américain, et la position de la BCE sur sa politique monétaire… ont-ils eu les réponses qu’ils attendaient ?...

Les réponses oui… savoir si le contenu de ces réponses les a rassurés… c’est un peu tôt pour le dire… on suivra de près l’évolution des bourses dans la journée.
Qu'a donc annoncé le Président américain ?... un plan de 447 milliards de dollars (et non pas 300 comme attendu). Il prévoit des réductions d'impôts pour aider les PME à embaucher et se développer avec notamment une réduction des cotisations patronales... il projette également des crédits d'impôts pour l'embauche d'anciens combattants et le gel de près de 300.000 suppressions d'emplois d'enseignants. Il prévoit en outre la modernisation d'infrastructures de transports pour 50 milliards de dollars ou encore une réforme des allocations chômage ainsi qu'un allègement fiscal pour tous les travailleurs. Barack OBAMA présentera un nouveau plan de réduction de déficit dans une dizaine de jours... l'objectif est d'assurer le financement de tous ces projets sans dépasser le plafond légal d’endettement de l’Etat.

Quelles conclusions en tirez-vous ?

Et bien à 14 mois de l’élection présidentielle américaine, cela ressemble fort aux bases du programme du candidat Obama. On voit bien, d’ailleurs, que les différentes mesures mettent ses adversaires républicains devant leurs responsabilités : « shame on them » (honte à eux) s’ils refusent les projets censés relancer la machine. Maintenant, la question est de savoir si ces mesures seront réellement efficaces. Certaines restent très vagues - les républicains parlent d'une rhétorique inutile - et les 400 milliards d’euros d’aujourd’hui ne sont pas les 800 milliards que l’administration américaine avait débloqué en 2008 pour faire face à la crise de l’époque. Quid du réel impact sur l'économie américaine ? Il est, bien sûr, encore trop tôt pour le dire... trop tôt également pour augurer des conséquences sur l’économie européenne.

Justement, hier, c’est le Pdt. de la BCE Jean-Claude TRICHET qui s ‘exprimait… son message était, lui aussi, attendu par les marchés…

Jean-Claude TRICHET quittera la présidence de la BCE en novembre prochain et n'a pas mâché ses mots... tout en soulignant, "l'énorme degré d'incertitudes" qui pèse sur l'économie mondiale et la zone euro, il a balayé les critiques en renvoyé la balle aux gouvernements européens, avec une mention particulière pour l'Allemagne. Sinon, sur le fond, Jean-Claude TRICHET n'a pas annoncé de baisse des taux d'intérêt et a laissé entendre que, vu la conjoncture, le gel de la politique monétaire serait d'actualité dans les prochains mois. Le discours a donc changé par rapport à celui du printemps dernier... et puis d'ici novembre et l'échéance de son mandat à la tête de la BCE, Jean-Claude TRICHET peut nous réserver quelques surprises... si la situation économique reste tendue et en l'absence d'inflation sur le Vieux continent, une baisse de taux d'intérêt pourrait être envisagée... ce qui aiderait les entreprises... et calmerait les marchés... finalement, en filigrane, c'est plutôt un message positif qui a été délivré hier.

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