Le plus gros actionnaire du monde met en garde les patrons

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Alors que Bruxelles revoit ses prévisions de croissance à la baisse en Europe, les multinationales se font remonter les bretelles par le plus gros gestionnaire d’actifs du monde.

Ce gestionnaire d’actifs s’appelle BlackRock. Il pèse à lui seul 4600 milliards de dollars. Cette somme est investie au capital d’une foultitude d’entreprises de la planète.

Pour la petite histoire, Larry Fink, le président américain de BlackRock, sait s’entourer : le patron pour la France, la Belgique et le Luxembourg n’est autre que l’ancien dirigeant de GDF-Suez, Jean-François Cirelli. Quant au vice-président monde, il s’agit du banquier suisse Philipp Hildebrand, compagnon de la milliardaire Margarita Louis-Dreyfus, propriétaire de l'Olympique de Marseille.

 

BlackRock fait la pluie et le beau dans le capitalisme mondial

 

Près de 5000 milliards de dollars de puissance de feu…Toutes les entreprises rêvent d’avoir un de ses représentants à leur tour de table.

BlackRock vient de renforcer sa présence au capital de Bnp-Paribas. Il détient aujourd’hui 5% de la banque française.

Tous les ans, le patron de ce groupe gestionnaire d’actifs se fend d’une lettre adressée à plusieurs centaines de patrons dans le monde pour leur donner son avis. Ils sont 200 à l’avoir reçue en Europe. Cette missive a été publiée par le Wall Street Journal.

 

Qu’écrit-il ?

 

Le patron de BlackRock dénonce la stratégie de court terme des grands groupes et leur reproche de verser trop de dividendes à leurs actionnaires. Le message : chers dirigeants de multinationales, vous avez trop le nez sur le guidon. Quant à l’argent qui est versé en dividendes aux actionnaires, vous feriez mieux de l’investir dans cette stratégie de création de valeur à long terme.

Mécanisme de redistribution des profits jugé excessif : en 2015, les entreprises qui exercent sur la scène internationale n’ont jamais versé autant de dividendes que depuis 2009 au début de la crise.

 

En quoi cela a un lien direct avec la croissance économique ?

 

Dénoncer le manque de stratégie d’investissement et la mauvaise utilisation des bénéfices, cela sonne comme un sérieux recadrage de la part du grand patron en période de "reprise molle".

Car la stratégie de long terme c’est accompagner les ruptures technologiques qui feront les emplois de demain, anticiper les efforts et les investissements pour gérer écologiquement les changements climatiques, et penser au financement des retraites.

Bref, c’est la croissance et l’accompagnement des politiques sociales de demain, avec à la clef… de nouveaux profits.

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