Le marché de la viande bio dit merci à "l'agneau-méduse"

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

L’affaire du mouton méduse va laisser des traces dans nos assiettes. Mercredi 24 juin, une enquête préliminaire a été ouverte sur l'affaire de l'agnelle génétiquement modifiée qui s’est retrouvée sur la table d’un consommateur. Un argument supplémentaire pour les producteurs de viande bio vers qui les français se tournent de plus en plus.

Hasard de calendrier, cette histoire de mouton méduse est tombée au lendemain de la publication des chiffres de la filière de production de viande bio. Elle n’a pas attendu ce nouvel épisode pour afficher de belles performances.

En 2014, la production de la viande de bétail élevé dans la nature et broutant de l'herbe sans pesticides a augmenté de 10% pour atteindre 27.500 tonnes, trois fois plus qu’il y a dix ans.

 

Cela concerne toutes les viandes ?

 

La filière bovine (vaches, bœufs et veaux) arrive en tête devant les ovins (les moutons) et le porc qui ne décolle pas (à peine plus de 1% de production l'année dernière).

Le consommateur adhère, il s’y retrouve en terme de santé, et pour l’agriculteur-éleveur c’est un plus : la viande bio est vendue plus chère et lui assure un revenu stable, ce qui n’est plus le cas dans l’élevage conventionnel.

 

Il fut un temps où l’on parlait de phénomène de mode. Est-ce encore le cas aujourd’hui ?

 

Malgré des prix beaucoup plus élevés que la production dite conventionnelle (de 20 à 50% plus cher en fonction des pièces de viande…), le bio en général séduit jusque dans les foyers modestes où l’on fait des arbitrages, des choix, budgétaires. On achète moins de tablettes ou de produits informatiques, un peu moins de confort, pour se procurer un bon bifteck ou des fruits et légumes sans pesticides.

 

Ce qui est vrai en France, l’est aussi au niveau européen

 

C’est une tendance de long terme. Au cours des quinze dernières années, les ventes de produits biologiques en Europe ont été multipliées par quatre alors que la production n'a fait que doubler, et les surfaces cultivables n’augmenter que de 10%.

Le chiffre d'affaires du secteur au niveau européen est estimé aujourd'hui à 20 milliards d'euros. C'est, grosso modo, l'équivalent d'un point de croissance du P.I.B. français sur un an. Et cela ne fait que croître... preuve que l’on est passé du phénomène de mode au véritable sujet de société, économique et de santé publique.

Vous êtes à nouveau en ligne