La voie de Bruxelles est ouverte à Pierre Moscovici

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L’ancien ministre français des Finances et des Affaires européennes, Pierre Moscovici, est finalement bien placé pour décrocher le poste de Commissaire européen aux Affaires économiques

L’info est ce matin dans le Spiegel. Selon l’hebdomadaire allemand – qui ne cite pas ses sources mais qui est réputé bien informé –, la chancelière Angela Merkel aurait cessé de batailler contre la nomination de notre ancien ministre des Finances au poste de Commissaire européen. A une condition : qu’il soit surveillé de très près. Pas question de lui laisser carte blanche.

 

Qui serait son "tuteur" ?

 

Selon les souhaits d’Angela Merkel, la chandelle serait tenue par Jyrki Katainen, l’ancien Premier ministre finlandais. Agé de 41 ans, libéral bon teint, présenté comme expert en politique budgétaire tenant de la ligne dure, Monsieur Katainen appartient au PPE, le rassemblement des partis de la droite européenne. Il prendrait un poste de vice-President de la Commission à qui Pierre Moscovici devrait rendre des compte. Rien n’est bouclé, la nouvelle Commission entrera en fonction le 1er novembre après audition par le Parlement de chaque candidat Commissaire. Mais, c'est vrai, la nomination de Pierre Moscovici semble bel et bien acquise et c’est une victoire pour François Hollande.

 

Une victoire ''pour'' François Hollande mais pas ''de'' François Hollande ?

 

La nuance est importante. Samedi, le Conseil européen s’est choisi comme président le 1er ministre polonais Donald Tusk, libéral proche de Mme Merkel, et  l'italienne Federica Mogherini a obtenu la diplomatie européenne. Pour respecter l'équilibre, un poste s'imposait donc pour Paris... cela sera le Commissariat aux affaires économiques, l’un des trois plus importants avec le Commerce et l’Energie.

La France l’emporterait donc malgré le non-respect de ses objectifs en matière de déficits publics cette année et l’année prochaine. Angela Merkel faisant contre mauvaise fortune bon cœur... un Commissaire français sous surveillance finlandaise... Pierre Moscovici s'en défend. Pour lui, tout cela n'est que polémique volontairement entretenue. A Bruxelles, il devra peser de tout son poids dans la perspective des prochains sommets consacrés à l'investissement, l'emploi et la croissance.

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