Iliad part à la conquête de l'Italie

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Iliad, la maison-mère de Free, a signé un accord de rachat d’actifs avec deux groupes italiens de télécommunication. L’occasion d’étendre son empire, pour l’instant très franco-français

Le fondateur et actuel principal actionnaire d’Iliad, Xavier Niel, pourrait bien renouveler en Italie ce qu’il a fait en France en 2012, avec l’arrivée tonitruante de la marque Free sur le marché tricolore des télécoms, en tant que quatrième opérateur. Si l’opération avec l’Italie est menée à son terme, Iliad deviendrait, de fait, le quatrième opérateur téléphonique italien.

Iliad vient de signer un accord avec le russe Vimpelcom et le hongkongais Hutchison pour leur racheter des fréquences et des antennes. Iliad réaliserait ainsi sa première grosse opération stratégique hors de France

 

Pourquoi le marché italien spécifiquement ?

Dans le mouvement de consolidation des télécoms en Europe, l’Italie présente de très belles opportunités. Par exemple, Orange tourne autour de Télécom Italia depuis un bout de temps. Telecom Italia dont Xavier Niel va se désengager totalement. Il possédait, à titre personnel, 25 millions d’euros.

Dans le cadre de la recomposition du paysage des télécommunications italien, le russe Vimpelcom et le hongkongais Hutchison ont décidé de réunir leurs deux opérateurs respectifs, connus sous les marques 3 Italia et Wind . Un mariage à 20 milliards d’euros pour mutualiser les moyens et qui donnerait naissance au leader du secteur dans la botte avec 31 millions de clients. Du coup, il n’y aurait plus que trois opérateurs dans le pays.

Mais comme l’opération pourrait être retoquée par la Commission européenne dans le cadre des règles de la concurrence, pour convaincre Bruxelles, Vimpelcom et Hutchison ont décidé de revendre des actifs… les fameuses fréquences et antennes rachetées par Iliad.

 

Investissement durable pour Xavier Niel

 Iliad entend développer ses investissements sur 5 à 7 ans, totalement financés par ses importantes liquidités. Une stratégie différente de celle de son concurrent Patrick Drahi, patron d’Altice (SFR) qui rachète à tours de bras dans le monde entier mais par endettement.

Si l’offensive italienne du propriétaire de Free réussit, cela sera la première vraie grande aventure de Xavier Niel hors de France. Une superbe occasion, aussi, de prendre enfin son envol avant certainement d’autres aventures internationales.

Les clients italiens pourraient largement y gagner car on connaît l’agressivité de Xavier Niel en matière de tarifs. Son arrivée en casseur de prix sur le marché français en 2012 a laissé des traces ?

Xavier Niel doit encore passer sous les fourches caudines de Bruxelles. Cela ne devrait être qu’une simple formalité et l’aventure pourra commencer.