Euro en berne : avantage ou inconvénient ?

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Vendredi 31 octobre, l'euro est tombé à son plus bas niveau depuis deux ans face au dollar (1,25 dollar). La monnaie unique navigue en eaux basses depuis plusieurs mois déjà, et cette tendance ne semble pas vouloir s'inverser

Les investisseurs délaissent l'euro pour investir dans le dollar en raison des signes de reprise de l'économie américaine – 3 et demi% de croissance au troisième trimestre. Ce qui vient de pousser la Fed - la réserve fédérale américaine - à annoncer la fin prochaine de son plan de soutien à l'économie. Fini le recours à la planche à billet… pour les opérateurs, c'est le signe d'une remontée prochaine des taux d'intérêts, donc d'une meilleure rémunération de leur mise.

 

La tendance devrait donc se poursuivre. Est-ce bon pour nos entreprises exportatrices ?

 

Exporter nos produits moins chers grâce à un euro plus bas que le dollar, c'est la logique. Il est communément admis que la bonne valeur qui ne nous pénalise pas sur la scène internationale est d'environ 1,20 / 1.24 euro pour un dollar maximum. Nous y sommes presque.

Mais problème : malgré ce niveau plutôt avantageux de l'euro, la France n'exporte pas car ses produits ne sont pas encore assez compétitifs. Malgré la bonne volonté du gouvernement avec notamment le CICE – le Crédit Impôt Compétitivité Emploi –, nos entreprises supportent encore trop de charges, notamment en coût du travail.

 

Est-ce valable pour tous les pays de la zone euro ?

 

Tous les pays de la zone euro ne sont pas logés à la même enseigne. Le seuil de résistance est propre à chaque Etat.

Si les exportations françaises souffrent à partir d'1 euro 24 face au dollar, le seuil de tolérance est d'1,80 pour les Allemands et 1,17 pour les italiens.

Plus les charges sont élevées, plus notre seuil de résistance est affaibli. Moins lourdes sont les charges, mieux nous résistons.

Morale de l'histoire : pour que tous les pays de la zone euro soient égaux devant la monnaie unique, il faudrait harmoniser les politiques fiscales. Nous en sommes très loin.

Vous êtes à nouveau en ligne