Crise européenne, les esprits se crispent

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Le décryptage... Il faudra donc attendre mercredi pour connaître les mesures concrètes décidées pour sortir de la crise de la dette en Europe... les trois prochains jours s'annoncent très tendus mais il semblerait que l'on commence enfin à voir le bout du tunnel.

"Trop peu, trop tard" ou "Plus qu'hier si l'on s'était précipité"... les commentaires vont bon train en marge du week-end de négociations qui vient de se tenir à Bruxelles. C'est tout le paradoxe de la situation : les marchés attendent des réponses rapides et concrètes de la part des dirigeants européens mais ceux-ci ont besoin du temps nécessaire pour avancer. Le temps du politique n'est pas celui de l'économie... la mise en œuvre des moyens pour gérer la crise en est la preuve la plus criante.
Illustration : les négociations qui vont se tenir pendant trois jours jusqu'au sommet européen de mercredi présenté comme celui de la dernière chance. Lors de leur réunion hier soir à Bruxelles, les chefs des 17 Etats membres de la zone euro n'ont fait qu'ébaucher les grands axes du plan de sortie de crise.

La question est même de savoir si on a réellement avancé !!!

Cette réunion aura eu au moins le mérite d'avoir, semble t-il, rapproché Paris et Berlin concernant l'avenir du Fonds Européen de Stabilité Financière. Si la France a du abandonner l'idée d'impliquer la banque centrale européenne dans le renforcement du FESF, un consensus permettrait de le transformer en système d'assurance partielle de la dette publique des pays en difficultés.
Ensuite, il y a eu cette avancée sur la décote de la dette grecque. Les 17 pays membres de la zone euro se sont mis d'accord pour exiger des banques qu'elles acceptent au moins 50% de pertes sur l'argent prêté à Athènes. On verra la réaction des principaux intéressés... le montant nécessaire à la recapitalisation des banques s'élèverait à 108 milliards d'euro.

Et puis une véritable passe d'armes à opposé le Président de la République Nicolas SARKOZY, l'Italien Silvio BERLUSNI et le britannique David CAMERON.

Vrai coup de sang et non fébrilité de la part du Président de la République français... "il n'est pas question de faire appelle à la solidarité des partenaires si on ne fait pas les efforts nécessaires" a déclaré Nicolas SARKOZY à l'endroit de Silvio BERLUSCONI accusé de laxisme budgétaire... idem avec le Premier ministre britannique David CAMERON... le Président français n'a pas supporté que Londres donne des leçons aux pays de la zone euro alors que la Grande-Bretagne n'a pas fait le choix de la monnaie unique. Dans l’ensemble, les 10 pays d’Europe qui ne font pas partie de la zone euro reprochent de plus en plus aux Etats concernés de prendre des décisions sans les consulter. Il est vraiment temps qu’un accord intervienne car la contagion de la grogne pourrait ajouter à la crise ambiante... l’Europe n’a vraiment pas besoin de cela.

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