Comment va l'économie réelle, hors les murs de la bourse ?

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On parle beaucoup en ce moment des inquiétudes des marchés financiers. Le monde ne s'arrête pas de tourner pour autant... quelques indicateurs sont de nature à tempérer un peu le pessimisme ambiant

Ces indicateurs, on les trouve dans ce que l'on appelle l'économie réelle. L'économie qui nous concerne tous au quotidien, bien loin des mouvements financiers liés à l'ajustement des cours de bourse ou la spéculation.

Ce qui se passe en ce moment sur les marchés financiers n'est pas à prendre à la légère, bien sûr. A Paris, en l’espace de quelques jours, on a perdu l'intégralité des gains réalisés sur l'ensemble de l'année 2015. Mais...

 

Dans les entreprises, sur le terrain, comment cela se passe ?

 

Parmi les indicateurs qui permettent de prendre la température, il y a le niveau de défaillances d'entreprises (les entreprises qui mettent la clef sous la porte en raison de grandes difficultés).

La Banque de France vient de publier les premiers chiffres 2015 arrêtés en octobre. Il s'avère que le nombre de défaillances est en baisse, et cette baisse s'accentue.

On compte sur un an en France un peu plus de 62.000 défaillances – c'est toujours trop –, mais en repli de près de 2%, après moins 0.6 en septembre.

Le repli est plus marqué concerne les ETI, Entreprises de Taille Intermédiaire (-25%), et les PME (-8%). Par secteur, c'est la communication qui s'en sort le mieux, avec le transport... par contre les défaillances remontent légèrement dans l’hébergement-restauration et les services aux ménages.

 

Qu'en est-il du côté des ménages

 

Regardons le crédit aux particuliers. Toujours selon la Banque de France, les encours (les montants) des prêts consentis aux ménages ont progressé de 4% entre novembre 2014 et le même mois de 2015. C'est un rythme légèrement plus soutenu que les mois précédents.

 

Comment expliquer ces différentes tendances

 

La légère baisse des défaillances montre que les entreprises réamorcent la pompe après une période difficile. Elles ont amélioré leurs marges, grâce notamment au CICE, le Crédit Impôt Compétitivité Emploi.

Pour ce qui est des particuliers, il y a une appétence pour celles et ceux qui ont les moyens de contracter un emprunt. Le crédit à la consommation repart en premier, c'est stable du côté des crédits immobiliers.

Cela montre aussi que les banques commerciales ont entendu le message des banques centrales et se sont mises à réalimenter le crédit. 1.050 milliards d'euros ont été prêtés aux ménages français sur un an.

Ces chiffres méritent d'être évoqués dans le concert anxiogène ambiant, comme une petite lumière sous la porte au fond du couloir.

 

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