Baisse du chômage : signes encourageants en Europe

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L’évolution des chiffres du chômage va continuer d’occuper le devant de la scène en 2015. Si l’on regarde chez certains de nos voisins européens, les signaux sont plutôt bons.

Dernier exemple en date – les chiffres ont été publiés hier – : l’Espagne. Le nombre de chômeurs y a baissé en 2014 pour la deuxième année consécutive. Le taux reste très élevé avec 24% de la population active sans emplois (la péninsule ibérique compte plus de 4 millions de chômeurs), mais 250.000 personnes en sont sorties l’an dernier.

Le chiffre ne progresse plus, il régresse. Plus encourageant encore : le nombre de contrats à durée indéterminée (les CDI) a progressé de 20%, plus que les contrats précaires (en hausse de 12%).

 

L’Espagne n’est pas le seul pays concerné

 

Quand on décortique les chiffres d’Eurostat, on voit que l’Allemagne, la Grèce, le Portugal, l’Irlande ou les Pays-Bas ont tous enregistré un repli du chômage en 2014.

Ces pays commencent à tirer les bénéfices des efforts consentis pendant les six dernières années de crise... mais, c'est vrai, le retour de la compétitivité s'est traduit dans bien des cas par une véritable saignée.

 

D’ailleurs, tout n’est pas redevenu rose dans ces pays où la précarité est toujours d'actualité

 

Les contreparties à ces baisses du chômage sont importantes. On cite souvent le Royaume-Uni où le nombre de demandeurs d’emplois ne dépasse pas 6% de la population active, mais certains contrats de travail sont loin d'être une sinécure.

L’exemple le plus parlant est le contrat ‘’zéro heure’’ qui permet à une entreprise de convoquer un salarié le jour pour le lendemain, en fonction du plan de charge.

Tous ces pays ont fait le choix de privilégier les ‘’outsiders’’ (ceux qui sont en dehors du système) pour leur permettre de remettre le pied à l'étrier, décrocher un boulot, aussi petit soit-il. Très peu refusent.

D’autres pays – comme la France – choisissent de défendre les ‘’insiders’’ (ceux qui ont déjà un emploi).

Alors, attention… je ne dis pas qu’il faille casser notre système. La question est de savoir comment le réformer sérieusement, sans tarder, face à une croissance économique qui est toujours aux abonnés absents et dont on ne peut rien attendre à moyen terme.