Alcatel-Lucent : Emmanuel Macron vient rétablir la ligne à Lannion

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Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, se rend aujourd'hui à Lannion dans les Côtes d'Armor. Une visite très attendue notamment par les salariés d'Alcatel-Lucent.

Visite à double entrée. Avant de rencontrer les écologistes et les opposants au projet d'extraction de sable en baie de Lannion – sujet ultrasensible sur le plan environnemental dans la région –, Emmanuel Macron ira chez Alcatel-Lucent racheté en avril par le finlandais Nokia.

Syndicats et salariés attendent toujours de savoir à quelle sauce ils vont être mangés et ce qu'il en est de la sauvegarde de l'emploi.

Des salariés déjà échaudés par le plan Shift présenté en juin 2013, destiné à recentrer le groupe sur les réseaux IP et l'accès au très haut débit, avec à la clef la suppression de 10.000 postes sur 2013-2015, dont 600 en France.

 

Que doit leur annoncer le ministre ?

 

Il vient rencontrer les salariés pour les rassurer et faire l'état des lieux des ambitions du groupe pour sauvegarder l'emploi.

Les dirigeants d'Alcatel-Lucent ont prévu des investissements visant à faire de Lannion un grand centre de référence en matière de recherches et de technologies pour l'avenir des télécoms. Le site de Nokia-Corporation dans les Côtes d'Armor verra ses champs d'intervention déterminés une fois que le rachat d'Alactel-Lucent par Nokia sera effectif. Lannion est aujourd'hui performant sur la recherche en matière de cyber-sécurité, à travers ce que l'on appelle chez Alcatel les Bell Labs, des laboratoires à haute valeur ajoutée. Un projet de rénovation du site de 30 millions d'euros - le plus important en Europe pour le groupe - doit faire de Lannion un des sites d'excellence en la matière.

Projet piloté par Philippe Keryer, l'actuel directeur de la Stratégie et de l'Innovation d'Alcatel-Lucent.

 

Alcatel fait partie de ces entreprises qui ont souffert de la guerre des prix dans la télephonie mobile... et ce n'est pas fini

 

C'est ce que ne pourra pas dire Emmanuel Macron aujourd'hui : la guerre des prix initiée notamment par Free, qui a profité aux consommateurs et donc au pouvoir d'achat des Français, a pesé sur les équipementiers dont Alcatel fait partie. Les opérateurs télephoniques ont reporté sur eux la pression pour des coûts toujours plus bas et des fournitures toujours moins chères.

Cela ne va pas s'arrêter car de nouveaux investissements arrivent avec la montée en puissance du très haut débit puis la 5G à l'horizon 2020-2025. C'est à ce contexte que le futur Nokia-Corporation doit se préparer dès aujourd'hui.

 

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