Agriculture française, quelles sont tes raisons d'espérer ?

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Les agriculteurs manifestent dans Paris, manière de traduire leur ras-le-bol face au contexte économique et social auquel ils sont confrontés. Des professionnels en attente de réformes, mais les métiers d’agriculteur et d’éleveur sont loin d’être perdus

Agriculture française, quelles sont tes raisons d’espérer ? L’agriculture, âme de la France, passée de l'ère de mère nourricière, à l’ère des quotas et des aides financières pour lutter contre les effets des distorsions de concurrence internationale.

Ces dernières décennies, beaucoup d'acteurs de nos campagnes n’ont pas – parfois malgré eux – modernisé leur outil de production ou, s’ils l’ont fait, ont versé dans le gigantisme quasi-industriel pour gagner la course aux prix. Nous vivons aujourd’hui le retour de bâton.

 

Quelles sont les solutions ?

 Outre les aides au désendettement et la baisse de charges impératives, la question est de savoir comment concilier préoccupations des producteurs (ceux qui roulent sur Paris ce matin), des distributeurs et, en bout de chaine, des consommateurs.

C'est une réflexion sur nos méthodes de travail et de commerce. L’avenir est-il au mode d’importation du poulet brésilien ou à la méthode d’élevage du mouton des près salés du Mont Saint Michel ?

L’avenir est-il à l’usage abusif des engrais, qui enrichit une certaine industrie, mais fragilise l’exploitant agricole contraint de s’endetter auprès des banques pour entretenir ses champs de manière artificielle ?

L’avenir appartient-il à la ferme des Mille vaches, dont les bestiaux ne sentiront jamais l’herbe des prairies, ou à la petite exploitation qui privilégie les circuits courts (la vente directe) qui permet à l’agriculteur d’engranger directement sa trésorerie sans passer par les intermédiaires de la distribution ?

Si je grossis le trait : le gigot d’agneau ou le kilo de poireau ne ressembleront jamais à un forfait de télephone mobile : toujours moins cher pour plus de volume. Les consommateurs que nous sommes tous doivent en être conscients.

 

Pas très encourageant pour les jeunes qui veulent s'installer !

 Au contraire. Mieux connaître les mécanismes de marché pour les appliquer à sa propre échelle... les jeunes générations s'y forment aujourd'hui.

Des filières entières regorgent d’offres d’emplois, le machinisme agricole recrute à tour de bras. Le développement des énergies renouvelable est un appel d’air pour tout ce qui relève des techniques de gestion forestière.

Ce ne sont que quelques exemples mais des métiers qui vont recruter dans les 5, 10, 15 prochaines années… il y a l’urgence du court terme et les nombreuses opportunités d’un futur pas si éloigné. C’est maintenant qu’il faut y penser.

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