1er janvier 2016 : finie la gratuité des services bancaires

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Dès le 1er janvier 2016, il sera difficile – voire impossible – de trouver une banque qui propose la gratuité de la tenue de compte. Sauf à choisir une banque en ligne, tous les établissements ‘’physiques’’ factureront leurs services

Aujourd’hui entre 75 et 80% des banques font payer ces services. Ne restaient plus que deux grands établissements commerciaux : BNP-PARIBAS et LCL (le Crédit Lyonnais). Ces derniers ont décidé de franchir le pas et de s’aligner sur leurs concurrents. BNP l’a annoncé dans un courrier récemment envoyé à sa clientèle (2,50 euros par mois à partir de janvier)… LCL devrait officialiser sa décision rapidement.

Qu’entend-on exactement par services bancaires ?

Ce sont les frais de tenue de compte. Gérer un compte engendre un coût humain et informatique. Pourquoi était-ce gratuit jusqu’à présent et qu’il faudra bientôt payer ? Il y a quelques temps encore, ces frais étaient couverts par la facturation d’autres produits. Les coûts étaient mutualisés, regroupés, couverts aussi par la marge dégagée par les taux de crédit. Mais la situation a changé : les taux d’intérêt sont tombés à un niveau très bas et offrent désormais une moindre rémunération aux banques. Parallèlement, une nouvelle législation impose aux établissements financiers, depuis l’année dernière, de plafonner les commissions d’intervention pour incidents de paiements. Les banques ponctionnent mois pour les risques encourus.  

Pour ces grandes banques commerciales, est-ce logique de d'augmenter les prix alors qu'elles subissent la concurrence des banques en ligne ?

 C’est une démarche à double sens. En facturant les services, les établissements bancaires poussent certains clients à se diriger vers la dématérialisation de la gestion de leurs comptes et de gérer eux-mêmes sur internet (mais cela suppose que la clientèle concernée soit capable de le faire). En réalité, une grande partie de la clientèle de ces banques commerciales préfère bénéficier du conseil, avoir un contact et un lien direct avec un interlocuteur ou une interlocutrice… c’est le côté rassurant de la force que n’offrent pas les banques en ligne. C'est la lutte concurrentielle sur le service. Ce qui ne laisse pas indifférentes les associations de consommateurs qui dénoncent les tours de passe-passe des grandes banques pour facturer toujours plus.