13°, température économique idéale

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On savait l’économie sujette à des soubresauts en fonction de certains critères conjoncturels. Voilà que le thermomètre y met son grain de sel. A ce qu’il paraît, 13° serait la température idéale pour l’économie

C’est une étude publiée par la très réputée revue scientifique britannique Nature qui l’affirme. Des chercheurs de l’université de Stanford, en Californie, ont analysé les données économiques de 166 pays sur 50 ans entre 1960 et 2010.

Conclusion : la productivité économique globale est à son maximum lorsque la température annuelle moyenne atteint 13°.

En moyenne, en effet. Il ne s’agit pas d’avoir un thermomètre à 13° constants sur douze mois, y compris l’été, ce qui poserait problème.

Concrètement, le pays idéal est celui où, au plus froid il ferait 0°, au plus chaud 26°. Et si le mercure monte au-dessus de cette moyenne de 13°, la productivité décroît.

 

L’activité économique va de pair avec le climat

 

Cela se vérifie de manière parfaitement constante depuis 1960, depuis que les données ont été recueillies (pays riches comme pays pauvres).

Le climat trop chaud nuit aux productions agricoles mais aussi à la santé et donc à la performance des travailleurs… ce qui impacte directement les richesses nationales calculées par le fameux P.I.B.  

Les pays du Sud sont donc désavantagés car ils connaissent déjà tes températures très élevées.

En revanche, pour les pays situés dans les zones froides, chaque degré gagné en dessous de 13 se traduit par un gain de richesse

 

La situation actuelle

 

La moyenne mondiale affichée par le thermomètre, tous pays confondus, est aujourd’hui de 14°6. Le seuil est donc dépassé.

La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Japon sont encore légèrement en dessous. En France, la moyenne est de 12,6°, mais on se rapproche du seuil fatidique. Par contre, le thermomètre explose au Brésil (moyenne de 20°). En Inde, au Nigeria et au Mali : entre 25 et 30°.

Cette étude tombe au bon moment : elle crédite l’engagement que doivent prendre les pays participants à la conférence mondiale sur le climat le mois prochain à Paris : limiter le réchauffement climatique à 2° d’ici la fin du siècle. Les projections de l’Université de Stanford sont claires : si on modélise le schéma jusqu’à la fin du siècle :

                    * la productivité sera ¼ inférieure à ce qu’elle serait sans réchauffement.

                    * les inégalités de revenus continueront de se creuser : des pays riches toujours plus riches, des pauvres toujours plus pauvres… CQFD.

 

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