Tout et son contraire. Jean-Luc Bennahmias: "Avec la tronche que j'ai, je me suis parfois reconnu moi même en Bourvil"

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Jean-Luc Bennahmias, président du Front démocrate, a été l'un des sept candidats de la primaire de la gauche. Il est l'invité de Philippe Vandel dans "Tout et son contraire".

Il était l'un des sept candidats de la primaire de la gauche, et l'un de ceux que le grand public a découvert. Jean-Luc Bennahmias a passé une longue partie de sa carrière politique chez les Verts. En 2007 il a rejoint le MoDem de François Bayrou, avant de fonder son propre parti : le Front démocrate. "À mon sens, ce parti est une organisation temporaire, détaille Jean-Luc Bennahmias. S'il existe encore dans deux ans, c'est qu'on aura raté la recomposition politique."

L'idée, c'est d'avoir un mouvement social-démocrate écolo-compatible, qui pèse dans ce pays. Je n'ai pas un ego surdimensionné, mais c'est assez costaud.

Jean-Luc Bennahmias, président du Front démocrate

Tout et son contraire

"Il y a encore du travail à faire", reconnaît-il. C'est d'ailleurs dans cette optique que Jean-Luc Bennahmias a participé à la primaire de la gauche. "J'aurais aimé atteindre les 2% mais tout ça n'a pas beaucoup d'importance. Tout le monde a bien compris que je ne me présentais pas pour être président."

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La présidentielle, un suicide électoral, pour le mouvement écologiste ? "La présidentielle pour les Verts, c'est l'élection la plus difficile. Je crois que ce n'est pas leur élection. Dès qu'ils sont dans une salle à plus de 200, le monde extérieur n'existe plus. Même leur électorat potentiel n'existe plus. C'est ce qu'a vécu, malheureusement pour lui, Nicolas Hulot."

"Cette présidentielle est totalement inédite. Semaine après semaine, les choses bougent." Le président du Front démocrate soutient maintenant Benoît Hamon. Il défend d'ailleurs ardemment l'une des propositions phares du vainqueur de la primaire de la gauche : le revenu universel. "C'est la seule idée nouvelle à essayer contre le chômage et la pauvreté, assure-t-il. Un commerçant dans un village de 500 habitants, combien touche-t-il chaque jour ? 50 euros ? 60 euros ?Je préfère que les gens conservent leur activité et évitent le chômage, quitte à ce que l'Etat aide ces activités."

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Un rêve en politique : devenir ministre des Sports

Jean-Luc Bennahmias est un passionné de sport, football, rugby, ski, biathlon... Il se verrait ministre des Sports. "Je peux vivre sans L'Equipe parce que je me suis désintoxiqué de la presse écrite."

Il confesse également un autre passe-temps, plus inattendu. Il adore les systèmes de points qu'avaient mis en place certaines grandes surfaces il y a quelques années : "J'ai gagné un vélo. Ça me motivait pour faire mes courses. C'était intéressant, parce que si on faisait bien ses courses, on pouvait assez vite remporter un cadeau."

Jean-Luc Bennahmias est le petit-fils d'un pasteur de Montreuil, et son grand frère est pasteur. "J'assume complètement ma culture protestante et j'assume évidemment mes origines juives. Mais pour tout vous dire je ne crois pas en Dieu."

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