Jerôme Dreyfuss : "Les vis et les boulons sont une source d’inspiration"

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Créateur de mode et d’accessoires, Jerôme Dreyfuss a fondé une marque de sac à son nom en 2002, désormais connue dans le monde entier. Il est l’invité de Philippe Vandel dans "Tout et son contraire".

Jérôme Dreyfuss s’est intéressé à la mode avant l'adolescence. Il habitait Nancy et le dimanche il s’ennuyait à regarder la pluie à travers la fenêtre, raconte-t-il. Il se souvient avoir entendu un jour Gainsbourg à la radio expliquer qu'il avait compris qu’il n’était pas d’une beauté extraordinaire mais qu’il avait un certain talent pour la peinture et la musique et qu’il allait l'utiliser pour attraper les plus belles filles de la planète. "Moi, à l’âge de 12 ans, je me suis dit : qu’est-ce que je peux faire, je ne suis pas beau… J’ai pensé aux vêtements parce que c’était assez naturel", explique-t-il.

Tout commence par une blague

Jérôme Dreyfuss a bien fait puisque son talent lui a permis de rencontrer plein de femmes. C’est d’ailleurs grâce à sa copine et à sa femme qu’il a eu l’idée d’inventer les sacs qui l’ont rendu célèbre aujourd'hui. "Ça a commencé par une blague, comme à peu près tout ce que je fais. Un soir, en dînant avec des copines, aucune n’avait de sac. J'ai demandé pourquoi. Elles m’ont dit : 'On ne veut pas acheter des sacs avec des gros logos et pleins de clous partout ou des sacs qui pèsent trois tonnes'. En rigolant je leur ai dit que j'allais leur faire des sacs souples, légers qui allaient leur convenir", raconte-t-il

Cuir "fesse de bébé"

Jerome Dreyfuss a aussi eu l’idée de faire des sacs pour y mettre les couches de son bébé. Il raconte d’ailleurs qu’au début de sa marque, il appelait le cuir de ses sacs : fesse de bébé. Et puis il a arrêté, de peur d’être accusé de "vilaines choses", selon ses mots.

Jérôme Dreyfuss n’a pas de limites pour aller chercher son inspiration. Il dit souvent aller faire ses courses dans des magasins de bricolage. "C’est une grande source d’inspiration les sous-sols du BHV ou de Bricorama, j’étais encore dans un magasin ce week-end, c’est fantastique les vis, les boulons […] Je peux les regarder pendant une heure", confie-t-il. 

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